Page:Stowe - Marion Jones.djvu/21

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prenant les pincettes et ramassant un à un les fragments de charbon qu’il entassait au dessus de la coquille, voyez-vous, deux jours après l’enterrement (car je ne voulus pas y aller plus tôt) j’allai pour causer de cette affaire avec la vieille Silence, car pour ce qui est de Marion, elle n’entend pas plus à toutes ces choses qu’une chatte blanche. Or, voyez-vous, avant de mourir, le squire Jones avait enlevé une veille barrière qui séparait sa propriété de la mienne, pour y bâtir à la place un mur de pierre ; et lorsque je voulus mesurer, je découvris qu’il avait pris toute l’épaisseur de son mur sur mon terrain, au lieu de n’en prendre que la moitié, comme c’était son droit. Or, voyez, je n’ai pas pu en parler au squire Jones, parce que quand j’ai découvert la chose, il était mort ; j’ai pensé alors que je devrais m’adresser à la vieille Silence pour voir si elle consentirait à entrer en arrangement, à peu près sûr d’avance qu’elle ne voudrait rien entendre. Mais si vous aviez entendu la péronnelle s’escrimer du bec, que j’ai cru qu’elle en étranglerait !… Cela lui serait arrivé, si dans le moment la pauvre Marion n’était entrée toute tremblante de peur. Ma-