Page:Stowe - Marion Jones.djvu/22

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rion est une bien jolie fille, et si douce, si délicate, que ce serait dommage de la vexer, de sorte que pour cette fois je me retirai.

Le Père Mâchoire aperçut enfin un rayon de satisfaction sur le visage du bon vieillard, et il en tira au moins cette consolation qu’il était enfin parvenu à l’intéresser à son histoire.

Cependant M. Dudley méditait profondément sur les moyens de mettre fin à une contestation qui le tourmentait depuis un temps immémorial ; et justement il venait de se présenter à son esprit un plan qui se rattache au dénoûment de notre histoire.

Le moyen que le vieillard avait imaginé pour mettre fin aux contestations entre les parties était de ceux considérés comme spécifiques certains pour réconcilier dès la plus haute antiquité les souverains et les États ; et il espérait en tirer une influence pacificatrice dans un cas aussi désespéré que celui de miss Silence et du père Mâchoire.

Jadis M. Dudley avait, pendant plusieurs hivers, tenu l’école du district, et parmi ses élèves, il avait compté la gentille Marion Jones, alors une petite fille rose et potelée, avec des yeux bleus, des cheveux blonds