Page:Stowe - Marion Jones.djvu/25

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proverbiale), de donner un régal la semaine prochaine ?

— Je ne vous en ai pas dit un mot, qu’est-ce qui vous fait penser à cela !

— J’ai cru que vous m’en aviez parlé, dit paisiblement le vieillard.

— Mais cela n’est pas impossible, si je puis avoir la vieille Suzanne pour m’aider à faire les gâteaux et les tartes.

— Vous ferez bien, je crois, répliqua M. Dudley ; nous inviterons toutes les jeunesses du village.

Nous passerons par dessus toutes les opérations de mouture, de pétrin, de mâchage et de cuisson, qui, la semaine suivante, révélaient l’approche du jour férié dans la cuisine de M. Dudley ; Suzanne, la prêtresse obligée de ces grandes solennités, avait présidé à tous les préparatifs, et la nappe hospitalière se trouva mise au jour indiqué.

Les invitations n’avaient pas manqué de comprendre les demoiselles Silence et Marion Jones ; M. Dudley avait poussé la galanterie au point de se rendre lui-même porteur du message. Il en fut récompensé par une bordée de miss Silence, qui lui donna un échantillon de sa pensée en matière des