Page:Stowe - Marion Jones.djvu/70

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que si vous n’avez pas déjà quelques relations avec l’autre monde, personne ne saurait en avoir. Ainsi, si Joé n’a pas d’objection… et je suppose qu’il n’en a pas…

— Le plus clair de tout ceci, dit le squire, c’est que nous allons avoir une noce ; ainsi donc avancez… Et il ouvrit la porte de la chambre voisine, où se tenaient, dans l’embrasure d’une fenêtre, Marion et Joseph, tandis que Silence et le révérend M. Bissel étaient auprès du foyer, dont la maîtresse de la maison balayait les cendres depuis que la société était arrivée.

Joseph prit aussitôt la main de Marion, et la conduisit au milieu de la chambre ; le joyeux squire s’empara de la main de miss Silence, et lui donna la place de demoiselle d’honneur, et la cérémonie s’accomplit avec une célérité telle que le Père Mâchoire s’écria :

— Quoi, quoi donc ! maître Joseph ! monsieur Dudley !

— Franc jeu, dit le squire ; donnez-moi vos papiers, monsieur Dudley.

Celui-ci les lui passa, et le squire les lisant à haute voix l’un après l’autre, les jetait dans le feu jusqu’à ce qu’il n’en resta