Page:Stowe - Marion Jones.djvu/71

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


pas un ; puis, avec une sorte d’emphase oratoire, il résuma l’affaire, et conclut par une exhortation aux nouveaux époux sur les devoirs du mariage.

La Père Mâchoire ne cessait d’admirer sa belle-fille, qui, demi-souriante, demi-rougissante, recevait les compliments de toute la société. Miss Silence paraissait prise d’assaut comme il l’avait été lui-même.

— Eh bien, miss Silence, dit-il, ces deux enfants nous ont assez bien joués, qu’en pensez-vous ? Il nous reste plus, je crois, qu’à nous donner une poignée de main. Et les deux parties belligérantes se donnèrent une vigoureuse poignée de main, qui fut le signal des divertissements.

Au moment où la réunion allait se disperser, miss Silence prit le bras de M. Dudley, et l’entraînant à l’écart :

— Monsieur Dudley, lui dit-elle, je reprends mot pour mot tout ce que j’ai pu dire contre vous.

— Ne parlons plus de cela, miss Silence, dit le bon vieillard, tout cela est oublié depuis longtemps.

— Joseph ! lui dit son père le lendemain matin pendant qu’il déjeunait avec les nou-