Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/115

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LIV


Je ne réclamais rien de toi ; je n’importunais pas de mon nom ton oreille. Lorsque tu m’as laissée, je suis restée silencieuse. J’étais seule près de la source, où l’arbre porte une ombre oblique, et les femmes étaient rentrées chez elles après avoir rempli jusqu’au bord leurs brunes cruches de terre. Elles m’appelaient et criaient : « Viens avec nous ; le matin passe ; il est bientôt midi. » Mais languissamment je m’attardais encore, perdue parmi de vagues songeries.

Je n’entendis point ton pas lorsque tu vins. Tes yeux étaient tristes lorsqu’ils reposèrent sur moi ; ta voix était lasse