Page:Tahureau - Poésies, t. 1, éd. Blanchemain, 1870.djvu/170

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée
120
PREMIÈRES POÉSIES.

Mais il fait un plus cher trésor
D’un saint renom qui Veterniu.
Jamays d’un profit usurier
Le souffreteux il ne rançonne,
Et jamais de peur ne frissonne
Pour rinterest d’un seul denier.

L’épi gros de noirceur puante,
Foudre d’orageuse vapeur,
Et le cep faussement trompeur
Par gresle ou par gale bruyante,
N’ont point dans son cueur allumé
Au fiel d’une jaune colère
Top désespérément amère.
Un soing gloutement affamé.

Ains, fuyant les sottises vaines
De la vulgaire vanité.
Il suyt l’honneste liberté,
Amy des choses plus certaines.
Bien lay plaist l’azur d’un ruisseau
Doré d’un sablonneux rivage.
Et le paisible frais ombrage
D’un verd boucageux arbrisseau.