Page:Tannery - Pour l’histoire de la science Hellène.djvu/130

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


cela ressemble à ur principe ; en effet, ce qui naît doit nécessairement trouver son achèvement, et il y a un terme à toute destruction. Ainsi donc, comme nous le disons, il n’y a pas de principe à celui-là, mais il semble l’être pour les autres choses, et tout embrasser et tout gouverner, ainsi que parlent ceux qui, à côté de l’infini, n’admettent pas d’autres causes, comme l’intelligence ou l’amour ; il semble aussi que ce soit là le divin ; car il est immortel et impérissable, comme dit Anaximandre avec la plupart des physiologues.

2. Voir Doxographie, 1.

3. Simplic. in phys., 32 b. — Anaximandre dit qu’il y a dégagement des contraires existant dans le substratum indéfini, lequel est un corps ; c’est lui qui, le premier, a donné le nom de principe à ce substratum. Ces contraires sont d’ailleurs le chaud et le froid, le sec et l’humide, etc.