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AMPIIITRYON, ACTE IV, SCÈNE III. 25 Mere. ll faut que tu aies bu , bonhomme! · Ampli. Ne me connais-tu pas , fripon? Amp]:. Comment? Mere. Je te connais pour un homme fort impor- Merc. Tu me prends pour ton esclave. tun, qui veut absolument avoir querelle. Amph. Et pour qui veux-tu que je te prcnne? Ampli. Encore un mot. Nc suis-je pas ton maître Mere. Que le ciel te confonds! je n'ai point d’au· Amphitryon? tre maître qu’Amphitryon. Mere. Tu es plutôt Bacchus lui-même, tant tu es Ampli. Suis-je changé? N’ai-je plus la même pris de vin! Combien de fois faut·il queje te le dise? ligure? Comment? Sosie ne me reconnaît-il pas? Veux-tu que je te le répète encore? Mon maitre Voyons encore. Interrogeons-le. Qui suis-je à tes Amphitryon est couché dans le mômelit avec sa yeux? Ne vois-tu pas bien que je suis Amphitryon? chère Alcmene. Si tu continues , je le ferai venir, et Mere. Toi Amphitryon? Es·tu dans ton bon tu t’en repentiras. I sens? Je t'ai déjà dit, bonhomme, que tu as trop Ampli. Fais-le venir : c’est ce que je souhaite. bu; il y paraît, quand tu viens faire des questions Voila donc la récompense de mes services! je per- semblables? Allons, va-t’en,je te le conseille; ne drais aujourdhui ma patrie, ma maison, ma nous importuae plus, tandis qu‘Amphitryon, re- femme , ma famille et moi-même! venu de Parmee, se repose dans les bras de son MMC- J8 l`3Dl1€l|81'¤1, Sl U1 veux- Mais, cepen- épouse. dant, éloigne-toi de notre porte. Je crois qu’il a Amp};. De quelle épouse? achevé lc doux sacrifice qu’il désirait, et qu'i| gem Marc. D’Alcmène. bientôt au festin qui doit le suivre; pour toi, si tu Ampli. De quel homme me parles·tu? continues à nous importuuer, tu ne t’eu iras pas Me1·c.Combien de fois faut·il te le dire? Mon mai- sans mc Servir de vwtlmm tre Amphitryon. Laisse-nous donc en repos. · Ampli. Avec qui est-il couche? SCENE HI. Mere Tu te pla s a m mpatienter, lI'lûlS c est ton AMPm,l.RYON’ BLÉPHABOX SCSI];. malheur que tu cherches. Ampli. Réponds-moi, je Ven prie, mon bon Amplt., sans être vu et sans voir Blépharon SoSlc· ` ' _ _ et Sosie. 0 dieux! quel vertige s’est emparé de tonte llferc, ath! tu me flattes a present?". Ehbncn! Il malmaisonl Que trouvé-je à mon retour? Ou peut est couche BVCC AlCn1€n0· A croire, apres cela, ce qu’0n nous raconte de ces Ampli,. Quoi! dans la meme Cllalnbfê? Athênit-3nS métamorphoses en bêtes dans l'Arcadie, Mere. Oh! un peu plus près que cela, à CG que et méconnus ensuite de leurs propres parents, je pense; aussi près qu’un mari peut Petro de sa Bléplt., entrant œvecSosie. Que dis-tu là, Sosie? femme. _ Des choses fort étonnantes, en vérité. Tu prétends Ampli. Mallieureux que je suis! I que tu as trouvé au logis un autre Sosie semblable Mere., à par!. Il se plaint, et e'esttout gam pour à toi? lui!Trouver quelqu’un pour travailler votre femme Sos. Je le prétends, parce que cela est vrai. à votre place, c’est trouver un bon ami pour labou- I Mais pu1squ’il est sorti de moi un· autre Sosie, et rer votre champ, etle rendre fertile. , l de mou maitre, un autre Amphitryon, vous avez Amph. Sosie P ‘ ’ I peut-être aussi engendré un second Blépharon E Vous Mere. Eh bien! quoi? Sosie? Que lui veux-tu, ne le croyez pas? Vous le eroirez si vous êtes as- pendard? sommé de coups de poing; si vous avez les dents Amp}:. vr Qui dam? _ Mere. « Novi te hominem molestnm, qui ne emns liligium. Mere. tt Quando tu me tuum servom censes. Ampli. « Quid Ampli. « Adhuc Amplius : Nonne ego herus sum tous Am- « censeo ? phitruo? Marc. « Malum Ubi : prœler Amphitruonem, herum novice- Mere. « Tu Bacchus es , « minem. « Haud Amphitruo : quotiens tihi dictnm vis? num denuo? Ampli. « Num formnm perdidl? mîrum , quln me norit So- ·«. Mens Amphitruo uno cuhieulo Alcumcnam conplexu Ienet. « sin. « Si pergus, cum helc sistnm , neque sine ttll) Inngno malo. « Sci-utaborzegodic mihî,quis viwleor?nuaisafîutmphîtruo7 Ampli. « Cupio adcersi: uunam ne pro benelaetis hours Mm;. « Amphiuruo 7 sanusne es? norme tibi praedictum, se- « pamam , « nex, _ _ _ _ « Jùleis, uxorem , familiam cum forma una percluam! « Bacchanal tc exercuisse, quom , qui sis , ahum rognes? Marc. eitdcersam equidem: sed de foribus tn inierea sis vide. « Ahscede, moneo : molcstus ne sies , dum Amphitruo « Si moleslus sis, evades numquam, quin te sacruiicem. il « Cum uxore , modo ex hostihus adveniens , voluptatem capit. Amp};. «Qua ux0re?Merc. rr Aloumenn. Amphur Quishomn? SCENA ']_`E[\T]A_ Mere. « Quotiens vis dictum? Ampliitruo, . u Heros mens; molesius ne sies. Amph. a Quicum cubnt? AMPHITRUO , BLEPHARO, SOSIA. Marc, « Vide, ne intortunium quzerns, qui me sic ludillces. Amps. «Dic, qumso, mi Sosia. Marc. « Blandire? cum .4mph.·D| vostramüdemlquœintcmperiœ nostram ngu;,|_ , a' Alcnmena. Amp};. ·· In eodemne « familiaml qua: mirn Cuhiculo? Marc. lmo, ut arbilror, corpore corpus incuhai. « Video, postquam advenlo peregre! nam verumsz , quod jmph, « V8: miscm mihil « ollm Côî ailtlitlllii P, « Luigi-i’st, quod miseriam deputal. : nam uxorcm um- « Fahularier, mutaios Atticus in Arcadia lmmînpg, K ,,,,-;;,,1, « Etsaavus beiuus mansitasse, acc umquem denuo parenuhu; 1,1-[mie cgt, przehere, ac si agrum slrriiem fodienrlum loees. « (bgnitos. Bleph. « Quid illuc Sosïa? magna surtt, qua; mi,-A Àph, le Sosia. Mvrc. « Quid , mulum , Sosie? Ampli. « Non u prazilicas. · me novisti, verbero? « Ain' tu alterum te reperisse domi consimilem Sosiam`!