Page:Tolstoï - Contes et fables, 1888.djvu/219

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à faire tandis qu’ici, il faut tout faire à la fois ; prépare ceci, soigne cela, songe à tout, comment y arriver ?

— Et moi cependant, j’y arrive chaque jour ; ne discute donc plus, et ne dis plus que les babas n’ont rien à faire.



LES DEUX GELS


Deux Gels, deux frères[1], se promenaient dans un vaste champ ; ils sautillaient d’une jambe sur l’autre et secouaient leurs bras. L’un des Gels dit à l’autre :

— Gel-Nez-Rouge, que faire pour s’amuser, geler un peu les gens ?

L’autre répondit :

  1. Chez le peuple russe, le Moroz, qu’on peut traduire par Gel en français, est considéré comme le mauvais génie du Froid.
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