Page:Tolstoï - Contes et fables, 1888.djvu/69

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LES DEUX MARCHANDS
FABLE


Un pauvre marchand partant en voyage laissa tout son fer chez un riche marchand.

Quand il revint, il se présenta chez le dépositaire, pour reprendre sa marchandise.

Mais le riche marchand avait tout vendu, et, pour se tirer d’affaire, il lui dit :

— Il est arrivé malheur à ta marchandise.

— Et qu’est-il arrivé ?

— Je l’avais entassée dans le grenier, où il y a beaucoup de souris, et celles-ci ont rongé tout ton fer ; je les ai vues ; si tu ne me crois pas, viens voir toi-même !

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