Page:Tolstoï - Correspondance inédite.djvu/12

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Une partie de ces lettres fut détruite, les autres ont été données a l’Académie des sciences de Saint-Petersbourg. Selon la volonté de la défunte comtesse, quelques lettres seulement de cette correspondance peuvent être publiées ; ce sont celles que nous donnons ici. ― N. T.

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1885.

La demande que je vais vous adresser n’est peut-être pas moindre que la vôtre. J’ai rencontré ici la vieille Armfeld. Je suis allé chez elle et l’ai questionnée sur sa fille[1], j’ai vu de près sa douleur. Elle m’a raconté qu’elle avait demandé l’autorisation de vivre pres de sa fille à Kara, et qu’on la lui avait refusée ; et elle voudrait, maintenant, adresser cette demande à l’impératrice. J’ai approuvé ce projet. Il me semble que si l’on parvenait a toucher le cœur de l’impératrice, on pourrait réussir. Elle m’a envoyé le brouillon de sa requête. Quelqu’un

  1. Condamnée politique.
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