Page:Tolstoï - Correspondance inédite.djvu/34

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êtes un écrivain et seulement un écrivain, et que Dieu vous aide. Mais qu’en plus vous vouliez trouver une place et y fouiller comme une fourmi, cette idée, non seulement devait vous venir en tête, mais vous devez la réaliser mieux que moi. Vous devez le faire parce que vous êtes bon et plein de bon sens. D’ailleurs, même maintenant, ce n’est pas à moi de vous encourager ou décourager d’un ton doctoral.

Je serais en désaccord avec moi-même. L’exploitation sur l’échelle où elle se fait chez moi m’accable. L’Ufanstvo[1], je ne la vois que quelque part, de loin.

Les affaires de famille, la maladie de Nicolas, dont nous n’avons pas encore de nouvelles de l’étranger, le départ de ma œeur (elle nous quitte dans trois jours), me tourmeutent de tous côtés. La vie célibataire, c’est-à-dire l’absence de femme, et l’idée qu’il devient tard, me tourmente encore. En général, tout n’est pas rose pour moi, pour le moment. À

  1. Tolstoï avait eu à son service un paysan, Ufan, dont il admirait la façon de travailler, et il nomma Ufanstvo toute l’agriculture.
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