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faites tous horreur 1 » ajoutai-je dans une sorte de délire en m’adressant à toute la compagnie.
Pendant ce temps Saint-Jérôme, le visage blême et résolu, s’était rapproché de moi ; avant que je pusse me mettre eu défense, il me saisit brusquement les deux mains comme dans un étau et m’entraîna. La tête me tournait d’émotion. Je me rappelle seulement que je me déballais en désespéré et que je donnai des coups de tôle et des coups dé pied tant qu’il me resta des forces. Je me rappelle aussi que mon nez donna plusieurs fois sur des jambes, qu’un pan d’habit m’entra dans la bouche, que j’entendais des pieds tout autour de moi, que j’avalais de la poussière et que ça sentait la violette : le parfum de Saint-Jérôme.
Cinq minutes après, la porte du cabinet noir se refermait sur moi.
« Vassili, Ait-il en dehors, d’une voix hideuse et solennelle, apporte-moi les verges. »
XXXV
Pouvais-je penser dans ce temps-là que je survivrais à tant de malheurs et qu’il viendrait un temps où j’en parlerais de sang-froid ?…
En songeant à ce que j’avais fait, je ne pouvais pas mo représenter ce que j’allais devenir, mais j’avais le sentiment vague que j’étais irrévocablement perdu.
Au premier moment, un silence profond régna autour de moi ; du moins je me le figurai, la violence de mon émotion m’empêchant sans doute d’entendre. Peu à peu je commençai à distinguer différents sons. Vassili monta,

