Page:Tolstoi et les Doukhobors.djvu/162

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horreur de sa participation à ces actes horribles et, enfin, n’aura-t-il pas pitié, tout humainement, de ces hommes qui souffrent ?

Et si cela est possible, si dans le cœur d’un tel homme naît une étincelle de pitié, alors, il ne pourra pas et il ne voudra pas se tranquilliser tant qu’il ne remplira pas tout ce qui est en son pouvoir pour faire cesser les horreurs commises et améliorer le sort des victimes de ces horreurs.

Dans sa situation d’homme d’État, il tâcherait sans doute de trouver une issue telle que les intérêts de l’État n’aient pas à en souffrir, et une telle issue existe.

Le premier pas nécessaire, pour cela, consisterait à expliquer la situation générale des choses et à établir les rapports réguliers du gouvernement envers les hommes qui ne peuvent pas, par leur conscience, prendre part au service militaire. Jusqu’ici, le gouvernement les regardait comme des criminels et les persécutait comme des ennemis de l’ordre social. Et cependant un semblable rapport envers ces hommes est tout à fait sans aucun fondement et sert de base à tout malentendu.




Actuellement la conscience humaine est