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FUMÊK. 85
— Madame a raison, remarqua un autre général avec un visage avenant, presque de jeune fille. Pourquoi éviterions-nous ces questions... même à Baden ? — En prononçant ces paroles il se tourna poliment du côté de lyitvinof avec un sourire de condescendance. — Jamais et en nulle circonstance, l'homme comme il faut ne doit sacrifier ses convic- tions. N'est-il pas vrai ?
— Certainement, — répondit l'irascible général, en jetant également les yeux sur Ivitvinof, mais avec sévérité comme s'il lui adressait une semonce indirecte, — pourtant je ne vois pas de néces- sité...
— Non, non, interrompit avec la même dou- ceur l'indulgent général. Voilà notre ami Valérien Vladimirovitch qui a fait allusion à la vente des biens des nobles. Eh bien ! n'est-ce pas un fait ?
— Mais il est impossible maintenant de les vendre, personne n'en veut ! s'écria l'irascible général.
— C'est possible, c'est possible. Raison de plus pour constater ce fait... ce déplorable fait. Nous sommes ruinés — c'est ravissant ; nous sommes humiliés — c'est indiscutable ; mais nous demeurons de grands propriétaires, nous représentons un prin- cipe. Soutenir ce principe, voilà notre devoir. Par- don, madame, il me semble que vous avez laissé tomber votre mouchoir. Quand un certain aveu- glement s'empare des esprits les plus élevés, des personnes les plus haut placées, nous devons signa-
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