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FTJMEE. 105
vous venez de vous exprimer. Précisément. Nous reviendrons sur cet éclat ; maintenant, racontez- moi beaucoup de choses et pendant longtemps ; personne ne nous dérangera. Ce sera ravissant, ajouta-t-elle, en s'installant gaiement dans un fauteuil. Eh bien ! comm.encez.
— Avant de raconter, je dois vous remercier, dit Litvinof .
— Pourquoi ?
— Pour le bouquet qui s'est trouvé dans ma chambre.
— Quel bouquet ? Je ne sais rien.
— Comment ?
— Je vous le répète, je ne sais rien, mais j'at- tends votre récit... Ah ! comme Potoughine est spirituel de vous avoir amené.
Litvinof ouvrit les oreilles.
— Vous connaissez depuis longtemps ce M. Po- toughine ? lui demanda-t-il.
— Depuis longtemps... ; mais racontez.
— Et vous le connaissez intimement ?
— Oh oui ! — Irène soupira. — Cela tient à des circonstances particulières... Vous avez sûrement entendu parler d' Elise Belsky, celle qui est morte si tragiquement il y a deux ans... ; mais j'oublie que vous ne connaissez pas nos histoires, et je vous en félicite. Oh ! quelle chance ! voici enfin un homme, un être vivant, qui ne sait rien de ce qui se passe au milieu de nous ! Et on peut s'entretenir avec lui en russe, en russe incorrect, mais toujours préférable
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