Page:Verhaeren - Deux Drames, 1917.djvu/166

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LA COMTESSE

  Eh bien, oui, seule, je suis coupable, seule, je savais à quoi je m’exposais.

PHILIPPE II, (à FRAY BERNARDO, qui consigne)

Voici l’aveu.

LA COMTESSE

Et je n’en rougis pas. Ma conscience…

PHILIPPE II

  Assez, Madame. Sauver une amie n’est rien, quand je songe à ce que vous faites chaque jour, à ce que vous êtes vraiment ici, une espionne.

LA COMTESSE

Je nie, je nie.

PHILIPPE II

Nier n’est rien, lorsque j’affirme.

LA COMTESSE

Jamais ! Jamais !