Page:Verhaeren - Poèmes légendaires de Flandre et de Brabant, 1916.djvu/29

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L’ENTRÉE
DE PHILIPPE LE BEL À BRUGES



Cavalcadantes,

Au rythme clair d’un carillon de pas,
Dans le tumulte et le fracas
Des violents buccins et des trompes ardentes,
Les pans d’orfroi de leurs manteaux
Couvrant le trot massif de leurs chevaux,
Celles qui sont reine et duchesse, en France,
Le buste droit, le front debout,
Vers le beffroi qui boude et la foule qui bout

S’avancent.