Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/35

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


SUR UN RELIQUAIRE


QU’ON LUI AVAIT DÉROBÉ


Seul bijou de ma pauvreté.
Ton mince argent, ta perle fausse
(En tout quatre francs), ont tenté
Quelqu’un dont l’esprit ne se hausse,

Parmi ces paysans cafards
À vous dégoûter d’être au monde,
— Tas d’Onans et de Putiphars ! —
Que juste au niveau de l’immonde,
 
Et le Témoin, et le Gardien,
Le Grain d’une poussière illustre,
Un ami du mien et du tien
Crispe sur lui sa main de rustre !

Est-ce simplement un voleur,
Ou s’il se guinde au sacrilège ?
Bah ! ces rustiques-là ! Mais leur
Gros laid vice que rien n’allège,

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils