Page:Verne - Histoire des grands voyages et des grands voyageurs, Hetzel, 1870, tome 1.djvu/24

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donne d’intéressants détails sur la récolte de ces substances odoriférantes.

Nous retrouvons ensuite Hérodote dans ces contrées célèbres qu’il appelle indistinctement Assyrie ou Babylonie. Tout d’abord, il décrit minutieusement cette grande cité de Babylone que les rois du pays habitaient depuis la destruction de Ninive, et dont les ruines ne sont plus aujourd’hui que des monticules épars sur les deux rives de l’Euphrate, à soixante-dix-huit kilomètres sud sud-ouest de Bagdad. L’Euphrate, grand, profond et rapide, partageait alors la ville en deux quartiers. Dans l’un s’élevait le palais forlifié du roi ; dans l’autre, le temple de Jupiter Bélus, qui fut peut-être construit sur l’emplacement même de la tour de Babel. Hérodote parle ensuite des deux reines Sémiramis et Nitocris, et il raconte tout ce que fit cette dernière pour assurer le bien-être et la sécurité de sa capitale. Il passe ensuite aux productions de la contrée, à la cullure du froment, de l’orge, du millet, du sésame, de la vigne, du figuier, du palmier. Il décrit enfin l’habillement des Babyloniens, et termine en citant leurs coutumes, particulièrement celles concernant les mariages, qui se faisaient à la criée publique.

Après avoir exploré la Babylonie, Hérodote se rendit en Perse, et comme le but de son voyage était de recueillir sur les lieux mêmes les documents relatifs aux longues guerres de la Perse et de la Grèce, il tenait à visiter le théâtre de ces combats dont il voulait écrire l’histoire. Il débute par citer cet usage des Perses, qui,