Page:Verne - Histoire des grands voyages et des grands voyageurs, Hetzel, 1870, tome 1.djvu/32

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manquent totalement, et qui sont forcées de nourrir leurs brebis avec les produits de la mer. La flotte commença à être éprouvée1 de nouveau par le manque de vivres. Elle doubla le cap Posmi. Là, Néarque prit un pilote indigène, et les vaisseaux, favorisés par quelques brises de terre, purent s’avancer rapidement. La côte était moins aride. Quelques arbres l’ornaient ça et là. Néarque arriva à une petite ville des lchthyophages qu’il ne nomme pas, et, manquant de vivres, il s’en empara par surprise, au détriment des habitants, qui durent céder à la force.

Les vaisseaux arrivèrent à Canasida, qui n’est autre que la ville de Churbar, dont on remarque encore les ruines dans la baie de ce nom. Mais déjà le blé faisait défaut. Néarque relâcha successivement à Canate, à Trois, à Dagasira, sans trouver à refaire des vivres chez ces populations misérables. Les navigateurs n’avaient plus ni viande, ni blé, et ils ne pouvaient se décider à manger des tortues, qui sont abondantes dans ces parages.

La flotte, arrivée presque à l’entrée du golfe Persi- que, se trouva en présence d’un troupeau de baleines. Les matelots effrayés voulaient prendre la fuite. Mais Néarque, les encourageant par ses paroles, les entraîna contre ces monstres peu redoutables, qu’il ne tarda pas à disperser.Les vaisseaux, parvenus à la hauteur delà Carmanie, modifièrent un peu leur direction vers l’ouest, et se tinrent davantage entre l’occident et le nord. Les riva-