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bords du Pacifique par 52° 24’de latitude nord. En 1833-34, elle expédiait en Europe les quantités suivantes de peaux et fourrures, quantités qui donneront un état exact de son trafic :
Une telle production devait donc assurer à la Compagnie de la baie d’Hudson des bénéfices très considérables ; mais, malheureusement pour elle, ces chiffres ne se maintinrent pas, et depuis vingt ans environ, ils étaient en proportion décroissante.
À quoi tenait cette décadence, c’est ce que le capitaine Craventy expliquait en ce moment à Mrs. Paulina Barnett.
« Jusqu’en 1837, madame, dit-il, on peut affirmer que la situation de la Compagnie a été florissante. En cette année-là, l’exportation des peaux s’était encore élevée au chiffre de deux millions trois cent cinquante-huit mille. Mais depuis, il a toujours été en diminuant, et maintenant ce chiffre s’est abaissé de moitié au moins.
— Mais à quelle cause attribuez-vous cet abaissement notable dans l’exportation des fourrures ? demanda Mrs. Paulina Barnett.
— Au dépeuplement que l’activité, et j’ajoute, l’incurie des chasseurs a provoqué sur les territoires de chasse. On a traqué et tué sans relâche. Ces massacres se sont faits sans discernement. Les petits, les femelles pleines n’ont même pas été épargnés. De là, une rareté inévitable dans le nombre des animaux à fourrures. La loutre a presque complètement disparu et ne se retrouve guère que près des îles du Pacifique nord. Les castors se sont