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MÉNODOTE ET SEXTUS EMPIRIGUS. 329

habile dans la langae grecque et dans la langue latine , capable de discourir longtemps avec une érudition abondante et facile sur tous les sujets, même les plus mesquins. Il ne parait pas que les vrais philosophes, comme Dëmonax, aient eu pour lui la moindre estime.

Favorinus, d'après Suidas » avait composé un grand nombre d'ouvrages; il était fort instruit, très au courant des doctrines philosophiques, mais plus particulièrement attaché à la rhéto- rique. Parmi ceux de ses livres qui ont trait à la philosophie, il faut signaler : t° ïloanoSaTrrj lalopia; q"" les ÂTroftvvfiovet/fiaTa ; Diogène Laerce s'est servi de ces deux . ou vrages ; 3** ÈTrtrofiif ^^\ qui n'est peut-être qu'un chapitre de la UavroSairit ia1op/a\ &^ Kvpnvatxd^^^; b"" Hep) Ôfitlpov <ro^/a$<'); 6° llepi llvppùweiafv Tp^ûw^*^; 7° trois livres Ilepl w xaràktinlixtis (pavraatas ^^^; 8** UXovrdpxps il ^ep\ riis AxaSrKÂaïxifs Siadéaeas ^^'. Un de ses livres était consacré à prouver que le soleil lui-même ne peut être perçu (). U avait aussi composé un traité 'ffrèp Èitix7ffTov^^\

C'est une question de savoir s'il faut compter Favorinus parmi les partisans du pyrrhonisme ou parmi ceux de la nouvelle Aca- démie. Zeller tient pour la première opinion , Haas pour la seconde. U est certain que Favorinus professa une grande admi- ration pour Pyrrhon^^), et il avait exposé les dix tropes d'iEné- sidème. Toutefois, par bien des traits, il se rapproche plutôt de la nouvelle Académie. Il était bien , comme Arcésilas et Carnéade , un discoureur habile, qui se servait de la philosophie plutôt qu'il ne la servait; on nous dit^^^^ d'ailleurs, qu'il avait l'habitude de

(»> Steph. By2ant.,fo»e<f. <*) Steph. ByzanL, k^e^apèpeia. (3) Suidas. W GeH.,XI,Y,5.

(*) Gai., De opL doctr. , vol. I, p. Uo. «•) IM.

^^ Iffid, : Mfièè rov Ijhov élvûu xaraXti'ïïlép. W Gai. , De /i6r. propr,, i a , vol. XIX , p. 44. ^•ï Pbiloslr., loc. cit., I, viii, 6. Gell., XI, v, 5,

<**) Gell. , XX , 1 : «t Noii «x me qusrpre qiiid existimem. Scis enini solitam esse me pro disciplina socUc, quam coio, inquirere raagis quam decernere. Sed qusso

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