Page:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu/153

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CHAPITRE XIX.


Je suis admis dans l’artillerie de marine. — Je deviens caporal. — Sept prisonniers de guerre. — Sociétés secrètes de l’armée ; les olympiens. — Duels singuliers. — Rencontre d’un forçat. — Le comte de L***, mouchard politique. — Il disparaît. — L’incendiaire. — On me promet de l’avancement — Je suis trahi. — Encore une fois la prison. — Licenciement de l’armée de la Lune. — Le soldat gracié. — Un de mes compagnon est passé par les armes. — Le bandit piémontais. — Le sorcier du camp. — Quatre assassins mis en liberté. — Je m’évade.


Dès le soir même je retournai à Boulogne, où j’appris que, d’après un ordre du général en chef, tous les individus qui, dans chaque corps, étaient signalés comme mauvais sujets, devaient être immédiatement arrêtés et embarqués à bord des bâtiments armés en course. C’était une espèce de presse qu’on allait exercer pour purger l’armée, et mettre un terme à sa démoralisation, qui commençait à devenir alarmante. Ainsi, désormais il n’y avait plus moyen de m’isoler qu’en quittant la Revanche, sur laquelle, pour