Page:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu/232

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CHAPITRE XXI.


Encore un brigand. — Ma carriole d’osier. — Arrestation des deux forçats. — Découverte épouvantable. — Saint-Germain veut m’embaucher pour un vol. — J’offre de servir la police. — Perplexités horribles. — On veut me prendre au chaud du lit. — Ma cachette. — Aventure comique. — Travestissements sur travestissements. — Chevalier m’a dénoncé. — Annette au dépôt de la Préfecture. — Je me prépare à quitter Paris. — Deux faux monnayeurs. — On me saisit en chemise. — Je suis conduit à Bicêtre.


Me voilà receleur ! J’étais criminel malgré moi ; mais enfin je l’étais, puisque je prêtais les mains au crime : on ne conçoit pas d’enfer pareil à celui dans lequel je vivais. Sans cesse j’étais agité ; remords et crainte, tout venait m’assaillir à la fois ; la nuit, le jour, à chaque instant, j’étais sur le qui vive. Je ne dormais plus, je n’avais plus d’appétit, le soin de mes affaires ne m’occupait plus, tout m’était odieux. Tout ! non, j’avais près de moi Annette et ma mère. Mais ne me faudrait-il pas les aban-