Page:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu/343

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CHAPITRE XXVI.


La bande de Gueuvive. — Une fille me met sur les traces du chef. — Je dîne avec les voleurs. — L’un d’eux me donne à coucher. — Je passe pour un forçat évadé. — J’entre dans un complot contre moi-même. — Je m’attends à ma porte. — Un vol, rue Cassette. — Grande surprise. — Gueuvive et quatre des siens sont arrêtés. — La fille Cornevin me désigne les autres. — Une fournée de dix-huit.


À peu près vers le temps où je fis succomber le receleur, une espèce de bande s’était formée dans le faubourg Saint-Germain, qu’elle exploitait de préférence aux autres quartiers de Paris. Elle se composait d’individus qui paraissaient dans la dépendance d’un chef, nommé Gueuvive, dit Constantin, dit Antin, par abréviation ; car parmi les voleurs, de même que parmi les souteneurs de filles, les claqueurs et les escrocs, c’est un usage de ne se faire appeler que par la dernière syllabe du prénom.