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CHAPITRE XVII.


Le coup de Boulogne. — La rencontre. — Les recruteurs sous l’ancien régime.
— M. Belle-Rose.


Je me dirigeai à travers la Picardie sur Boulogne. À cette époque, Napoléon avait renoncé à son projet d’une descente en Angleterre ; il était allé faire la guerre à l’Autriche avec sa grande armée ; mais il avait encore laissé, sur les bords de la Manche, de nombreux bataillons. Il y avait dans les deux camps, celui de gauche et celui de droite, des dépôts de presque tous les corps et des soldats de tous les pays de l’Europe, des Italiens, des Allemands, des Piémontais, des Hollandais, des Suisses et jusqu’à des Irlandais.

Les uniformes étaient très variés ; leur diversité pouvait être favorable pour me cacher… Cependant je crus que ce serait mal me déguiser