Page:Vidocq - Mémoires - Tome 4.djvu/133

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observations que celles qui sont ordinaires à des libertins éhontés. Moyennant un petit écu, ·et sans doute aussi le droit de pré libation, qu’en semblable occurrence les régulateurs de la corruption ne·.manquaient pas de s’arroger, elle fut pourvue. du privilège de se prostituer. C’était, le croira-t-on, . dans l’hôtel du magistrat chargé de réprimer toutes les dépravations sou oiales, ·qu’était ce bureau. des mœurs, où une jeune fille, q.ue souvent.la moindre remontrance aurait rendue à la pudeur, obtenait toujours l’autorisation d’exercer le plus vil des métiers. Un bureau des mœurs, où l’on accordait la licence de nien pas avoir ; un préfet, . sous les auspices de qui cette licence était pratiquée : quelle morale ! et pourtant ce préfet était quelquefois un dévot. · · ·

Unejeune fille, égarée par. de perfides conseils, par un. dépit, par un désespoir passagers, se précipitait dans de funestes résolutions ; c’était un coup.de tête, une inspiration diabolique ; la réflexion, le temps, les difficultés eussent changé ses : idées : mais le bureau des mœurs étaitlà. Ne fallait-il pas, que pour l’agrément des agents de poliee, leu1·protecteurs ou leurs tyrans, ’ les dames de. maison pussent· acquérir- un pied