Page:Vidocq - Mémoires - Tome 4.djvu/153

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un vnooç., ne

habileté., voulut compatir à situation, Il vint un moment où, pour subsister, elle fut obligée de s’en prendre à ses nippes, et par une suite de l -’ petits prêts, toutes les piècesde sa garde-robe allèrent se perdre à ce lllont-de-Piété, dans ce gouffre abominable, . creusé par l’usure hypocrite sous les pas des nécessiteux. Réduite au dénuement le plus absolu, Adèle s’était dé-cidée à mettre fin à ses maux par un suicide, et elle courait se précipiter da ns la Seine, lors- · que, sur le Pont-Neuf, elle fit la rencontre de Suzanne Golier, l’une de ses compagnes de réclusion. Adèle conta ses peines à cette amie, qui lai détourna de la résolution qu’elle avait prise. Va donc ! va donc, lui dit Suzanne, est-ce qu’on se noye les uns sans les autres ? viens à la maison, ma sœur et moi nous- avons I ouvert un atelier de broderie, la besogne donne, tu nous aideras, et nous vivrons en~· semble ; s’il n’y-a que du pain, en bien ! nous I ne mangerons que du pain. » La proposition ne pouvait venir plusà propos : Adèle accepta. · On était alors à l’eutrée de l’hiver ; la broderie allait assez bien, mais la fin du carnaval rameha la morte-saison. Au bout de six semaines, Adèle et ses amies furent plongées dans la plus affreuse u TOME xv. 1 o