Page:Vidocq - Mémoires - Tome 4.djvu/161

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


’ui vtnocç. (A un

grosses larmes se précipitent sur ses joues déco-•· lorées. tc Qu’avez-vous, ma chère enfant ? » Elle ne répond pas ; mais se jetant sur ·une coupe qu’on lui présente, elle la porte à sa bouche avec avidité, elle voudrait la vider-d’un trait ; le bruit réitéré du vase heurté contre ses dents reproduit le tremblement de sa main débile ; la coupe lui échappe. « Voyez-vous, ’c’est le besoin ! n pauvre lemme, elle expirait d’inanition. —·· ·, sa Dire que sur cette terre il y a’des gens si malheureux, et que d’autres regorgent de · toutlll ». ’. ’ ’

Adèle se remet peu à peu ; par intervalles, elle essaie de rompre un morceau de pain qu’un porteur d’eau lui’a glissé dans la poche de son tablier ; mais son palais s’est desséché, et après ’de vains efforts pour broyer l’aliment que ré, clame son estomac, sa tête vacillante retombe sur sa poitrine ; elle s’affaisse, son abattement est extrême. « Allons, mes enfants, mettez à la masse, » dit une vieille femme qui, oubliant, en aveux d’une infortune qui la touche, le fardeau de la hotte sous laquelle elle ploie, pro= mëne dans le cercle une toque de loutre, dans ’ laquelle, pour donner Yexemple, elle a été la première une pièce de quarante sols ; suivant- les