Page:Villiers de L'Isle-Adam - Tribulat Bonhomet, 1908.djvu/135

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teuil, et, dodelinant de la tête, posa bruyamment ses deux mains sur la table où le domestique venait de placer le café et la liqueur. — Il roula, sous des sourcils relevés, des yeux effarés et satisfaits, et regarda Mme Lenoir et moi comme dans une hébétude. Puis il savoura l’arôme d’une première lampée de la fève de Moka, posa sa tasse, tourna ses pouces, et, les regards au ciel, laissa tomber ce mot d’une voix grasse, gutturale et enrouée par la nourriture :

— Parfait !!

Sa bouche, fendue comme un bonnet de police, essaya d’ébaucher un sourire.

Il entama donc, sur-le-champ, une discussion « philosophique ».

La thèse choisie par l’excellent amphitryon n’était pas autre que celle-ci :

— « Sommes-nous appelés à de nouvelles chaînes d’existences ou cette vie est-elle défi-