Page:Vivien - Évocations, 1903.djvu/125

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« Et, si tu veux plaire aux sereines Déesses,
Apporte aux autels les souffles de l’été…
Elles souriront, ainsi que leurs Prêtresses,
À ta piété.

« Porte à PArtémisles sombres violettes,
À l’Aphrodita la pourpre des iris,
À Perséphoné, vierge aux lèvres muettes,
La langueur des lys. »


Atthis.

Voici l’ode nouvelle à sa nouvelle amante.
C’est Dika, dont les mains sont douces, qu’elle chante,
Dika, dont les cheveux ont la flamme du soir…
Poète aux rythmes d’or, divine Disparue,
Tes vers ont réfléchi, comme un ardent miroir,
Ma jeunesse oubliée et ma beauté décrue.

Certes, mon amour fut étrangement amer
Sur tes lèvres, Psappha, car tu chantas hier :