Page:Vivien - Évocations, 1903.djvu/59

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Pèse sur mon âme immuablement triste :
« Pourquoi sangloter mon nom ? Quelle Beauté,
Psappha, te résiste ?

« Moi, fille de Zeus, je frapperai l’orgueil
De celle qui fuit ton baiser, ô Poète !
Tu verras errer vainement sur ton seuil
Son ombre inquiète. »

Ton venin corrompt le sourire des jours,
Déesse, et flétrit ma chair humiliée,
Toi qui fus jadis mon rayonnant secours,
Ma prompte Alliée.


Damophyla.

Tel on voit périr par le flambeau mouvant
L’essor des phalènes.


Psappha.

L’Amour a ployé mon âme, comme un vent
Des montagnes tord et brise les grands chênes…