Page:Vivien - Évocations, 1903.djvu/85

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élisabeth woodville

Mon regard fut plus frais que la lune du Nord,
D’un vert froid et voilé comme les mers anglaises.
J’appris le goût, l’odeur, le désir de la Mort,
La fuite, l’exil gris sur les grises falaises.
La défaite insulta ma pâle royauté.
Le combat fit jaillir à mon front d’amoureuse
L’astre fatal de la Beauté.
Je ne fus pas heureuse.



lady jane grey

Les roses et le miel des vieux livres, l’assaut
Des chants m’ont fait aimer le studieux automne.
Mon sourire d’enfant éclaira l’échafaud.
Sur ma douleur pesa l’accablante couronne.
J’expiai dans le sang l’heure de royauté.
Le Destin éteignit à mon front d’amoureuse
L’astre fatal de la Beauté.
Je ne fus pas heureuse.