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aussi ruliciilos (iiie ccllos de la Satyre Minippic. Ce ritliculo niein- pOchait pas (lu'oii no se disposAt à iioiniucr un roi. L'or <i(* l'Es- pat;no cl les bulles ilc iiouio pouvaient heanconp. Des Irdupos csi)agnolcs s'avan<;aicnl eucuro. Le duc de Fcria, auihassadeur d'Lspatîiie, aduiis dans ces étais, y parlait coinmo un jirolcctciir parle à des ]U'uples malheureux et désunis (jui oui l)esoin de lui. Knlin il déclara (ju'il l'allait élire rinCantc d'Espa^nic, et qu'on lui donnerait pour mari le jeune duc de (luise, ou le duc de Nemours de Savoie, son frère utériu ; mais c'était sur le duc de Guise que le choix devait tomber.
Trois Espagnols dominèrent dans ces états généraux de Krance : le duc de Feria, ambassadeur extraordinaire; don Diego d'ibarra et Taxis, ambassadeur ordinaire, et le licencié Mendoza. Taxis et Mendoza tirent chacun un long discours contre la loi salicjue. On l'avait déjà foulée aux pieds du temps de Charles VT •. Elle avait reçu auparavant de rudes atteintes; et si les Espagnols, secondés du pape, avaient réussi, cette loi n'était plus qu'une chimère, Henri IV était perdu; mais heureusement le duc de Mayenne était aussi intéressé que Henri IV à prévenir ce coup fatal. L'élec- tion d'une reine espagnole le faisait tomber des degrés du trône où il était assis le premier. Il se voyait le sujet du jeune Guise son neveu, et il n'était pas possible qu'il consentît à ce double afl'ront.
Le parlement de Paris, dans celte extrémité, secourut à la fin Henri IV et le duc de Mayenne, et sauva la France,
Le Maître, que le duc de Mayenne avait créé premier pré- sident, assembla toutes les chambres le 29 juin 1593, Ou déclara la loi saliquc inviolable; on protesta de nullité contre l'élection d'un prince étranger, et le président Le Maître fut chargé de signifier cet arrêt au duc de Mayenne, et de lui faire les représen- tations les plus fortes. Le duc de Mayenne les reçut avec une indignation simulée: car pouvait-il être aflligé que le parlement rejetât une élection qui lui aurait ôté son pouvoir? Ces remon- trances même le flattaient beaucoup. Le parlement lui disait avec autant d'adresse que de fermeté- : » Imitez le roi Louis XII, votre bisaïeul, que son amour pour la patrie a fait surnommer le Père du peuple. » Ces paroles fais-aient assez entendre qu'on ne le regardait pas comme un prince étranger; et, tant qu'on éloi- gnait le choix de l'infunte, il demeurait revêtu de fautorité
��1. Voyez tome XII, page 40.
2. De Thou, livre CVI. (Xote de Voltaire.)
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