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AxNNÉE 1739. 221
1108. — A M. L'ABUK MOLS.SINOT'.
Du llHinars 1739).
Voici, mon cher abbé, mon certificat de vio pour toucher ma pension viagère sur la Ville, de Tannée 1738.
Vous me mandez que vous avez lait recette depuis le mois de septembre de 31,586 livres, et que vous avez déboursé U,410 livres. Donc, dites-\ous, il vous reste 21,500 livres; ce iJotirAà me parait peu aritlunétif[ue, car avec un donc il ne doit rester que 17,17/i- livres; niais apparemment qu'il ressort 4,326 livres au mois de septembre ; peu importe : c'est ce qu'on possède qui importe.
Je voudrais bien que M. de Lézeau nous donnât une bonne délégation sur l'un de ses fermiers, afin qu'on ne fût plus obligé de lui faire la cour pour le faire payer. A l'égard des autres rentes échues, elles viendront petit à petit. Il y a un M. de Goes- briant qui me néglige terriblement. Il me doit bientôt neuf années, cela est fort.
J'enverrai la décharge à monsieur votre frère quand vous vou- drez, et de la façon que vous voudrez ; mais comment voulez -vous que, n'étant chargé de rien, et ayant seulement prêté son nom, il soit tenu de quelque chose? M vous ni lui ne pouvez être recherchés : vos livres ne font-ils pas foi ? Comment d'ailleurs voulez-vous que je le décharge d'un argent qu'il n'a pas donné ? Voyez cependant, et dictez-moi cette décharge qui me paraît une pièce hors-dœuvre, puisque ou il a reçu et recevra encore, et en ce cas votre livre suffit ; ou il n'a point reçu et ne recevra point, et en ce cas il n'a point de décharge à demander. Je crois donc qu'il vaut mieux qu'il ait un billet par lequel je déclarerai que, quoiqu'il ait ma procuration, cependant il n'est que votre prête- nom ; que vous voulez bien avoir la bonté de conduire mes petites affaires, et que je m'en rapporte uniquement à vos livres, ou à votre parole, au défaut de vos livres, priant mes héritiers de s'en rapporter uniquement à votre parole. C'est ce que j'ai déjà bien expressément étabh dans mon testament, et ce que je vous en- verrai signé quand vous voudrez.
Une partie de l'argent que nous avons servira à notre voyage qui se prépare ; l'autre, à acheter des meubles pour le palais
��1. Édition Courtat.
2. Non : 17,176.
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