Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/116

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108 · LA GUERRE DE 1870. prendre position sur la rive gauche afin de couvrir, le len- demain, le passage des troupes allemandes. Le I" corps bavarois s’établit dans des bivouacs à Angecourt, le lI° à Haucourt. A la gauche des Bavarois, le Xl° corps se porta en avant dans la direction de Donchery; le V° suivait. L’avant-garde constata que l’ennemi n’avait pas occupé cette localité et se déploya sur la rive droite. En aval de Donchery, et dans le voisinage immédiat de la localité, on jeta deux aut1·es ponts sur la Meuse; à. 3 heures la besogne était terminée. Le pont du chemin de fer en amont de Donchery n’était pas non plus gardé. On le détruisit. A l’extrème aile gauche, les Wurtembergeois et la 6° di- vision de cavalerie eurent le contact avec le 13** corps fran- çais qui venait d’atteindre Mézières. Le quartier général du roi fut transféré à Vendresse. En dépit d’une série de marches dont quelques~unes avaient été très longues, malgré le mauvais temps et l'obli— gation de recourir aux réquisitions pour faire vivre les troupes, l’armée de la Meuse, a l’est, et la troisième armée, au sud, se trouvaient a présent dans-le voisinage immédiat de l’armée française. Il est permis d’admettre que le maré-· challde Mac-Mahon voyait fort bien que, le seul moyen de sauver son armée, en partie du moins, était de continuer immédiatement la retraite et cela dès le 1°' septembre. A la vérité,_ le prince royal de Prusse, qui occupait tous les ponts sur la Meuse, eût immédiatement pu prendre en flanc l’armée française battant en retraite sur la bande de terrain large a peine de 8 kilometres qui s’étend entre la Meuse et la frontière belge. Le maréchal n’a pas cru pou- voir risquer la chose. On ne saurait trouver d’autre expli- cation à ce fait, quc—l’état de lassitude extrême et la démo-