Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/126

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À 418 LA GUERRE DE 1870. voyait que des masses de troupes considérables se met- taient en mouvement. · Après qu’elle eut chassé de la Chapelle les francs-tireurs de Paris, la cavalerie de'la garde remonta la vallée par Givonne, et amidi les hussards avaient établi les commu- nications directes de l’armée de la Meuse avec l’aile gauche de la troisième armée. En effet, une des brigades de cette dernière, la 4f°, s’était portée de Fleigneux dans la partie supérieure de la vallée de Givonne. Déjà la retraite des Français depuis Illy, dans la direction du sud, avait commencé. Trente voitures avec leurs attelages , des centaines de chevaux d e cavalerie courant librement en tous sens, tombèrent aux mains du 87° régi- ment qui prit en outre 8 pièces de canon tirant encore. De même la cavalerie d’avant-garde du V" corps fit prison- niers le général Brahaut * avec son état-major et de nom- breux fautassins isolés; elle captura en outre 150 chevaux et 40 caissons de munitions ou fourgons de bagages. · · Les Français avaient également cherché à se frayer un passage dans la di1·ection de Floing. Mais la fraction d’in- fanterie très faible qui y avait pris position d’abord, avait ` reçu des renforts, et l’ennemî, qui avait réussi ai pénétrer dans la localité, fut refoulé. A ce moment, les vingt-quatre batteries de l’armée de la Meuse croisèrent leurs feux avec ceux des batteries de la garde qui venaient de s’éta- blir dans une position sur le versant oriental de la vallée de Givonue. Rien ne put leur résister. Les canons français furent démontés, des caissons en grand nombre sautèrent. Au début, le général de Wimpffen avait cru que le mouve- ment en avant des Allemands depuis le nord n’était qu’une l. Commandant la division de cavalerie du 5e corps. (N. d. T.)