Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/130

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122 LA GUERRE DE 1810. à présent pa1· la lutte, et de se frayer un passage sur Cari- gnan, avec les I", 5° et 12* corps, tandis que le 7° couvri- rait la retraite. Mais les ordres qu’i1 donna à cet effet, ou bien ne parvinrent pas aux corps, ou bien parvinrent trop tard, à un moment où la situation était telle qu’on ne pou- vait plus songer à les exécuter. Par suite des dispositions dont nous avons fait mention plus haut, il disposait encore, en plus de la division de Vassoigne, des divisions Goze et Grandchamp. Entre 2 et 3 heures, elles s’avancèrent depuis le fond de Givonne par la hauteur orientale, et la ‘.Z3° division (saxonne) qui remontait la rive gauche de la Givonne, se vit inopine- ment attaquée par des bataillons en ordre serré et des batteries. Soutenue par l’aile gauche de la garde royale et par le feu des batteries en position sur le bord oriental de la vallée, elle réussit bien vite à repousser les masses ennemies, et même ai pénétrer pour un instant dans le fond de Givonne. Il semblait que les Français n’eussent plus d’énergie ; ils se laissaient faire prisonniers par centaines. Dès qu’on eut pris pied sur les hauteurs, à l’ouest de Gi- _vonne, l‘artillerie alla s’y établir, et, a 3 heures, vingt et une batteries constituaient une position allant de Bazeilles a Haybes. Il restait à enlever la forêt de la Garenne, ou des fractions de tous les corps et de toutes les armes erraient à l’aven- ture. Après que l‘artillerie eut tiré une salve, la l" divi- sion de la ga1·de gravit la hauteur depuis Givonne, des ba- taillons saxons vinrent se joindre ai elle, tandis que l’ai1e gauche de la troisième armée se portait en avant depuis Illy. Il y eut là une mêlée confuse, au cours de laquelle quelques fractions de troupes françaises résistaient éner- giquement, tandis que d’autres se 1·endaient par milliers,