Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/134

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I I Pendant que 1'une des deux portions de l’armée alle- mande s’avançait victorieuse, l’autre se voyait retenue devant Metz. A La ligne de postes la plus avancée de l‘armée d’investis· sement avait un développement de plus de 45 kilomètres. Si l`ennemi tentait de la forcer, on ne pouvait lui opposer au premier moment, sur le point attaqué, que des troupes peu considérables. Il y avait donc nécessité absolue a ren- forcer ces postes en élevant des ouvrages. Ces travaux, en plus de ceux qu'occasionnait le déblaiement des champs de bataille, la nécessité de surveiller constamment tous les mouvements de l’ennemi, l’établissement d’un réseau télégraphique reliant tous les quartiers généraux et enfin la construction d’abris pour les troupes absorbaient tota- lement celles-ci et leurs chefs. Les ambulances n’avaient pas seulement à soigner les blessés, il leur fallait encore recevoir les malades, dont le chilïre allait en augmentant ` par suite de la température extraordinairement rude et du manque d’abris. Par contre, l’arrét qui s’était produit dans la lutte facilitait le ravitaillement des troupes qui rece-