Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/92

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Mousson. La 3e division de réserve alla occuper les environs de Retonfay, au nord-est de Metz. Les IXe et IIIe corps, formant la réserve, campaient à Sainte-Marie et à Vernéville. On procéda immédiatement à l’établissement d’ouvrages de campagne et à la construction des ponts militaires sur la Moselle, en aval et en amont de la place.

Quant aux corps qui constituaient à présent l’armée de la Meuse, le XIIe se réunit à Conflans, la garde royale à Mars-la-Tour, tandis que le IVe corps qui n’avait pas reçu l’ordre de rejoindre l’armée sous Metz, était déjà arrivé à Commercy.

Après avoir franchi la chaine des Vosges et détaché une brigade bavaroise chargée d’investir Toul, la troisième armée s’était avancée sur trois colonnes. Les corps seuls qui tenaient la tête avaient atteint la Meuse ; là, ils durent faire halte pendant deux jours, avant de se porter en avant à hauteur de l’armée de la Meuse. Dans l’intervalle, la cavalerie de la troisième armée battait le pays, à deux ou trois journées de marche en avant d’elle, jusque vers Châlons et Vitry, où, pour la première fois depuis Wœrth, elle eut le contact avec l’ennemi. C’étaient simplement des postes avancés établis le long de la voie ferrée dans la vallée de la Marne, qui rétrogradèrent dès que les transports de troupes sur cette ligne eurent pris fin.


L’ARMÉE DE CHALONS


Dans l’intervalle il s’était formé à Châlons une armée française forte de 166 bataillons, 100 escadrons, 380 bouches à feu, répartis sur les 1er, 5e, 7e et 12e corps.

Pour ce dernier, la division placée en observation sur la