Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/96

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On tenta d’enlever en passant cette dernière place, ainsi que Toul, mais pour les deux places l’entreprise échoua. Ce jour-là déjà, la4" division de cavalerie, qui avait poussé fort loin en avant, envoya des nouvelles importantes. Les dragons de la Prusse Rhénane avaient trouvé Châlons et le camp de Mourmelon évacués par l’ennemi et, dans ce dernier, quoiqu’on eût détruit des approvisionnements, ils avaient encore fait un riche butin. On avait intercepté deux lettres : l’une, émanant d’un officier, portait que les Français allaient débloquer Metz ; l’autre disait que le maréchal de Mac-Mahon était à Reims avec 150000 hommes et qu’il s’y fortifiait, nouvelle que vinrent confirmer les journaux de Paris.

Le :25, l’armée de la Meuse était postée de Sommeille à Dombasle, tandis que les têtes de colonnes de la troisième armée avaient commencé la marche indiquée pour le lendemain seulement, par la route de Sainte-Menehould àVitry. Cette dernière localité, une petite place forte, se rendit à la 4" division de cavalerie, après que dans la matinée un bataillon de gardes mobiles eut quitté la ville.

f_tant en marche sur Sainte-Menehould, afin d’être transporté de là à Paris par le chemin de fer, ce bataillon tomba entre les mains de la 6" division de cavalerie qui s’était portée à Dampierre. Les 1000 hommes qui le composaient furent emmenés en captivité.

. La 5" division de cavalerie atteignit Sainte-Menehould, la 12" la suivit, sur la même route, jusqu’à Clermont ; elle envoya des patrouilles qui poussèrent jusqu’à Varennes, distant de 15 kilomètres seulement des postes français établis à Grand-Pré, sans s’apercevoir pourtant de la présence de l’armée française.