Pantoum

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Œuvres de Albert Glatigny
Alphonse Lemerre, éditeur, s.d. (1879?) (p. 36).
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Pantoum.


Par les soirs où le ciel est pur et transparent,
Que tes flots sont amers, noire mélancolie !
Mon cœur est un lutteur fatigué qui se rend,
L’image du bonheur flotte au loin avilie.

Que tes flots sont amers, noire mélancolie !
Oh ! qu’il me fait de mal ton charme pénétrant !
L’image du bonheur flotte au loin avilie,
L’espoir qui me berçait râle ainsi qu’un mourant.

Oh ! qu’il me fait de mal ton charme pénétrant !
Morne tristesse, effroi voisin de la folie !
L’espoir qui me berçait râle ainsi qu’un mourant ;
Tout en moi, hors la peine effroyable, s’oublie.

Morne tristesse, effroi voisin de la folie,
Fleuves sombres, mon œil plonge en votre courant ;
Tout en moi, hors la peine effroyable, s’oublie,
La peine, gouffre avide et toujours m’attirant !

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