Par ce dizain clerement je m’accuse

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Pernette du Guillet Rymes

Par ce dizain clerement je m’accuse
Par ce dizain clerement je m’accuse


Sommaire


[modifier] Transcription de l’édition originale


Par ce dizain clerement ie m’accuse
De ne sçauoir tes vertus honnorer,
Fors du vouloir, qui est bien maigre excuse :
Mais qui pourroit par escript decorer
Ce, qui de soy se peult faire adorer ?

Ie ne dy pas, si i’auois ton pouuoir,
Qu’a m'acquicter ne feisse mon debuoir,
À tout le moins du bien, que tu m’aduoues.

Preste moy donc ton eloquent sçauoir
Pour te louer ainsi, que tu me loues.


[modifier] Orthographe modernisée


Par ce dizain clairement je m’accuse
De ne savoir tes vertus honorer,
Fors du vouloir, qui est bien maigre excuse :
Mais qui pourrait par écrit décorer
Ce qui de soi se peut faire adorer ?

Je ne dis pas, si j’avais ton pouvoir,
Qu’à m'acquitter ne fisse mon devoir,
À tout le moins du bien que tu m’avoues.

Prête-moi donc ton éloquent savoir
Pour te louer ainsi que tu me loues !