« Ô mon âme, en cherchant l’azur, ton vol dévie »

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


 
Ô mon âme, en cherchant l’azur, ton vol dévie.
Restons dans le devoir : le devoir, c’est la vie.
Rentrons au noir foyer des hommes ; essayons
La chaîne des captifs ; fais-toi, dans ce lieu sombre,
La servante de l’ombre,
Ô fille des rayons !

Reprenons le labeur des saintes délivrances ;
Faisons la fonction divine des souffrances ;
Remettons notre lèvre à l’éponge de fiel ;
Continuons les pleurs, les deuils, la lutte austère ;
Revenons à la terre
Pour retourner au ciel.

24 août 1854.