« C’était la fille d’un gentilhomme, la plus jolie entre trois »

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AnonymeLe Pèlerin passionné

C’était la fille d’un gentilhomme, la plus jolie entre trois…

Traduit par François-Victor Hugo


C’était la fille d’un gentilhomme, la plus jolie entre trois. Elle aimait son précepteur autant que possible, jusqu’au jour où sur un Anglais, le plus beau qu’on pût voir, son inclination se tourna.

Le combat fut longtemps douteux entre ces deux amours. Que faire ? Cesser d’aimer le précepteur ou sacrifier le galant chevalier ? Accomplir l’une ou l’autre chose, hélas ! c’était un crève-cœur pour la candide damoiselle.

Elle dut refuser l’un des deux, et son regret fut vif de ne pouvoir les rendre heureux l’un et l’autre ; car ce fut le chevalier fidèle qu’elle blessa d’un refus. Hélas ! elle ne pouvait faire autrement.

Ainsi l’art fut victorieux dans sa lutte avec l’épée ; la jeune fille fut conquise par le prestige de la science. Le savant possède la belle, et sur ce, bonsoir ! Car ma chanson finit là.