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Aperçu de la langue commerciale universelle de Schleyer

La bibliothèque libre.
Aug. Feyel, imprimeur-éditeur (p. Couverture-48).
Aperçu
de la
Langue commerciale universelle
de
J. M. SCHLEYER
par
Henri Starck.
Tous droits réservés.
En vente chez

A. Schoy, libraire, Überlingen près Constance
C. F. Fleischer, libraire, Leipzig
Aug. Feyel, imprimeur-éditeur, Überlingen près Constance

et chez l’auteur. H. Starck, Bischwiller (Basse-Alsace).
Erreurs.
page ligne au lieu de lire
d’en haut d’en bas
1 14 phenix phénix
4 1 n’emploi n’emploie
6 10 réflectif réfléchi
10 4 receviez reçussiez
10 5 getons-la ꞛgetons-la
14 8 Égyte Égypte
17 3 averbes adverbes
27 13 l’hopital l’hôpital.
EXTRAIT
du NOUVEAU
Dictionnaire encyclopédique
de
Jules Trousset. (L. p. 545.)

„Langue universelle. On appelle ainsi un langage conventionnel, débarrassé de toutes les difficultés de grammaire, d’orthographe et de prononciation, inhérentes à nos langues tant anciennes que modernes, et pouvant être adopté, grâce à ce caractère de grande simplicité, par tous les peuples civilisés pour leurs relations internationales. Lorsqu’on considère que les rivalités de nation à nation, aujourd’hui plus fortes que jamais, s’opposeront toujours à l’adoption d’une langue européenne, telle que le français, l’allemand ou l’anglais, comme idiome international, et que, d’ailleurs, la connaissance de ces langues exique de longues et laborieuses études, on doit reconnaître que cette idée d’une langue universelle, déjà réalisée pour le code télégraphique de la marine, est loin d’être aussi déraisonnable qu’on le prétend généralement. —

Leibnitz paraît avoir été le premier qui ait conçu l’idée d’une langue universelle ou spécieuse générale, comme il la nommait ; mais, ainsi qu’il l’écrivait à Thomas Burnet, il recula devant les difficultés de l’entreprise ; Descartes et le P. Mersenne y songèrent également : mais le seul ouvrage sérieux qui ait été composé, au XVIIe siècle, sur cette question est assurément l’Essai d’un caractère graphique réel et d’une langue philosophique de Wilkins (Londres, 1688). Malheureusement le travail de l’évêque anglais, comme d’ailleurs les diverses langues universelles immaginées, dans ces dernières années par Sudre, Caumont, Holmar, Letellier et autres, pèchent gravement du côté de la pratique. — Nous ferons cependant une réserve en faveur du système de langue universelle ou volapꞟk (littéralement : universi lingua), proposé récemment par M. Schleyer, système qui nous parait d’une grande simplicité et qui compte déjà de nombreux partisans…“

L’auteur de l’article ci-dessus. M. Aug. Kerckhoffs, Docteur ès-lettres, professeur à l’École des Hautes Études Commerciales de Paris a publié récemment un petit ouvrage sur le volapꞟk qui ne saurait être trop recommandé.

Bischwiller (Basse-Alsace), 20 Septembre 1885.
H. Starck.


§ 1.
L’ALPHABET ET LA PRONONCIATION.

Les lettres de la langue universelle n’ont qu’une seule et unique prononciation chacune et ne sont jamais muettes.

Ainsi : a, b, d, f, i, j, k, l, m, n, o, p, r, s, v, se prononcent toujours comme en français :

c, toujours comme tch dans Tchili (jamais comme k, ni comme s)
e,            é guérir (é fermé)
g,            g gant (jamais comme j)
[1],            h héros (très aspiré)
t,            t ta (jamais comme ss)
u,            ou jour (                l’u français)
x            x phénix (                s)
y            y yard (                i)
z            ts Tsar (                s)
           è mère
           eu peur
           u mur (l’u français)

Il n’y a en volapꞟk ni apostrophe, ni tréma, ni cédille, ni accents (aigu, grave, circonflexe), ni diphthongues, ni sons nasaux.

Toutes les syllabes sont longues ; l’accent tonique tombe toujours sur la dernière syllabe.

EXERCICE
de prononciation.
apod (prononcez : apode), la pomme apostel (apostéle), l’apôtre
bꞝd (beude), l’oiseau

desꞛne (désène), le dessein gil, (guile), l’aigle
disin (disine), le dessin, le plan git (guîte), le droite
giv (guiwe), le don
flan (flane), le côté, le flanc gud (goude), la bonté
flen (fléne), l’ami gased, la gazette, le journal
jan (jane), le chanvre = h
jamep (—mépe), le héros ῾ap (hape), la harpe
kad, une carte ῾el, un cheveu
lem (léme), l’achat ῾ol, l’heure, une lieue
maeg (ma-égue), l’illustration t = t
  montiel (môn[e]-ti-éle), le chevalier
otul (otoule), octobre
pon (pône), le pont tiꞛd (ti-ède), le titre
por (pore), une portion tied (ti-éde), le thé
step (stépe), le pas teat (té-ate), le théatre
svefin (swéfine), le soufre teor (té-ore), la théorie
viod (vi-ode), la violation u = ou
vien (vi-éne), le vent buk (bouke), le livre
c = tch datuv (datouwe), l’invention
cal (tchale),
l’emploi
la profession
la vocation
dekul, décembre
mayul, may
x = s
cam (tchame), le chamois xam (ksame), l’examen
cel, une cerise xoil (kso-ile), le taureau
cem, la chambre xol, le bœuf
cꞛm, la chambre (des députés) xolꞛl (ksolèle), la stupidité
xil, l’exil
cil, l’enfant yan (yane), la porte
cin, la machine yagel (yaguéle), le chasseur
cog, la plaisanterie yuf (youfe), l’aide
cꞝd, la justice yun (youne), la jeunesse
necꞝd, l’injustice z = ts
cuk, un âne zun (tsoune), la colère
g = gu zꞟl (tsule), neuf (9)
gel (guéle), l’orgue zeil (tsé-ile), le terme, la fin

zꞟlag (tsulague), une circulaire = è ; = eu ; = u ;
sꞛsod (saisode), la saison
zigda, un cigare lꞛb (lèbe), le bonheur
zif, la ville lꞝf (leufe), l’amour
zen (tséne), la cendre skꞝm (skeume), l’écume
zeb, l’orge kꞝsen (keuséne), le cousin
zab, l’avoine klꞟm (klume), le climat
zꞛdel, samedi leꞟl (lé-ule), l’huile

§ 2.
LE VERBE ET LA CONJUGAISON.

En volapꞟk les verbes sont formés du mot primitif par l’addition de la terminaison „ꞝn“ :

blam, le blâme ; blamꞝn, blâmer.

Dans la conjugaison des verbes la terminaison caractéristique de l’infinitif tombe, et les pronoms bo, je ; ol, tu ; om, il ; of, elle ; on, on ; obs, nous ; ols, vous ; oms, ils ; ofs, elles ; ons, Vous (politesse), se joignent immédiatement au radical, formant avec celui-ci un seul mot :

blamob, je blâme.

Ainsi le verbe blamꞝn, blâmer, se conjugue de la manière suivante :

INDICATIF.

PRÉSENT.

blamob, je blâme blamobs, nous blâmons
blamol, tu blâmes blamols, vous blâmez
blamom, il blâme blamoms, ils blâment
blamof, elle blâme blamofs, elles blâment
blamon, on blâme blamons, Vous blâmez (par politesse)

Il y a un pronom spécial „os“ pour conjuguer les verbes impersonnels.

IMPARFAIT & PARFAIT DÉFINI.

blamob, je blâmais, je blâmai
blamol, tu blâmais, tu blâmas etc.

PARFAIT INDÉFINI.

eblamob, j’ai blâmé etc.[2]

PLUS-QUE-PARFAIT & PARFAIT ANTÉRIEUR.

iblamob, j’avais blâmé, j’eus blâmé
iblamol, tu avais blâmé, tu eus blâmé etc.

FUTUR SIMPLE.

oblamob, je blâmerai etc.

FUTUR ANTÉRIEUR.

ublamob, j’aurai blâmé etc.

CONDITIONNEL.

PRÉSENT.

blamob-la, je blâmerais etc.

PASSÉ.

iblamob-la, j’aurais blâmé etc.

SUBJONCTIF.

PRÉSENT.

(das) blamol-la, (que) je blâme etc.

IMPARFAIT.

(das) blamob-la, (que) je blâmasse,
(Voir le conditionnel présent ci-dessus.)

PARFAIT.

(das) eblamob-la, (que) j’aie blâmé etc.

PLUS-QUE-PARFAIT.

(das) iblamob-la, (que) j’eusse blâmé etc.
(Voir le conditionnel passé ci-dessus.)

IMPÉRATIF.

blamolꞝd, blâme etc.

INFINITIF.

PRÉSENT.

blamꞝn, blâmer.

PARFAIT.

eblamꞝn, avoir blâmé.

PARTICIPE.

PRÉSENT.

blamꞝl, blâmant.

PASSÉ.

eblamꞝl, ayant blâmé.

Comme on a pu voir par les exemples donnés ci-dessus, les différents temps ne se distinguent que par leurs préfixes, les temps du conditionnel et du subjonctif encore par la syllabe „la“ jointe au verbe par un trait-d’union, l’impératif par la terminaison „ꞝd“ sans trait-d’union, le participe par la terminaison „ꞝl jointe immédiatement au radical.

On forme le passif en faisant précéder l’actif de la syllabe pa pour les temps sans préfixes, et d’un simple p pour tous les autres temps.

blamob, je blâme pablamob, je suis blâmé etc.
ꞛblamob, je blâmais
je blâmai
pꞛblamob, j’étais blâmé etc.
je fus blâmé etc.
(Voir le tableau de la conjugaison du verbe.)

Il n’y a pas de verbes irréguliers.

Le pronom réfléchi se est ok ; il peut s’employer pour toutes les personnes lorsque l’action faite par le sujet se reporte sur celui-ci :

blamobok, je me blâme
blamolok, tu te blâmes
blamomok, il se blâme etc.
ce qui n’empêche pas de dire aussi en deux mots :
blamob obi[3], je me blâme
blamol oli, tu te blâmes
blamom oki, il se blâme etc.

Ces dernières formes s’emploient lorsque l’action faite par le sujet passe sur une autre personne :

blamob oli, je te blâme
blamor omi, tu le blâmes etc.

Moyennant ces formes il est possible de faire une différence entre le sens réfléchi, ils se blâments, blamomsok (en un mot), ce qui veut dire, chacun ne blâme que soi-même, et le sens réciproque, ils se blâment, blamomns okis (en deux mots) c. à. d. entre eux, l’un l’autre, les uns les autres.

Pour la forme interrogative on emploie la particule li qui est jointe au verbe par un trait-d’union :

blamob-li ? blâmé-je ?
li-blamob ?

Aux temps conjonctifs il est préférable de placer li avant la ;

ꞛblamobs-li-la ? blâmerions-nous ?

Du reste li peut se joindre aussi à d’autres mots.

Forme interrogative et négative :

no blamob-li ? ne blâmé-je pas ?
blamob-li no ?
li-no blamob ?
li-no ꞛblamols-la ? ne blâmeriez-vous pas ?
no-li ꞛblamols-la ?

EXERCICE.

la mère, mot nager, svimꞝn
le savant, sapel voler, flitꞝn
un imbécile, stupel persuader, suadꞝn
les poissons, fits venir, kꞝmꞝn
les oiseaux, bꞝds être, binꞝn
les alouettes, lauds aujourd’hui, tudel
le chant, kanit demain, model
la pluie, lꞝmib et, e (ed devant une voyelle)
une larme, dlen ou, u (ud)
pleure, dlenꞝn ou bien, u ba aussi, i (id).
coudre, nꞛgꞝn

Former des phrases d’après le modèle suivant en se servant des mots du vocabulaire. Même remarque pour tous les exercices.

MODÈLE.

Nous chantons. Kanitobs. — L’enfant pleure. Cil dlenom. La mère coud. Mot nꞛgof. — Les poisons nagent et les oiseaux volent. Fits svimoms e bꞝds flitoms. — Les alouettes volent-elles aussi ? Flitoms-li lauds i ? — Vous êtes un savant ou un imbécile. Binons sapel u stupel. — Il pleuva encore aujourd’hui. Olꞝmibos nog tudel. — Êtes-vous persuadé qu’il viendra demain ? Li-pasuadons das okꞝmom model ? — Ne s’aiment-ils pas et ne seront-ils pas aimés ? Li-no lꞝfoms okis e polꞝfoms-li no ?

§ 3.
LE SUBSTANTIF ET LA DÉCLINAISON.

Le volapük n’a point d’article : blamel signifie également blâmeur, le blâmeur, et un blâmeur.

(La suffixe el forme des noms désignant la personne qui fait l’action exprimée par le radical.)

On forme le pluriel en ajoutant s au singulier : blamel, le blâmeur ; blamels, les blâmeurs.

Les substantifs n’ont pas de genre. La distinction pour le genre des êtres animés se fait par l’emploi des syllabes „ji“ ou „of“ placées devant les nombs masculins et séparées de ces noms par un trait-d’union :
blamel, le blâmeur ; ji-blamel, „of-blamel,“ la blâmeuse.

On emploie de préférence „ji“ pour désigner la femme mariée ou la femelle :

dꞟk, le duc ; ji-dꞟk, la duchesse ;
gok, le coq ; ji-gok, la poule.

Au lieu de „ji“ on doit employere „of“ pour éviter des équivoques :
tidel, l’instituteur ; ji-ditel, la femme de l’instituteur ; mais of-tidel, l’institutrice.

Pour qui n’a pas l’habitude de la déclinaison quelques courtes explications au sujet des cas sont indispensables.

Si je dis :

La rose (ou une rose) est une fleur, (sujet)

L’odeur de la rose est douce, (complement déterminatif du nom)

Dieu a donné à la rose une couleur agréable, (compl. indirect du verbe)

L’enfant cueille la rose (une rose), (complément direct)

Ô rose ! ton éclat ne dure qu’un instant, (invocation ou mot mis en apostrophe)

l’article, les prépositions, la place même du mot rose indiquent les divers rapports de ce nom avec les mots auxquels il est joint. Ces rapports sont marqués en volapꞟk par des cas, c. a. d. par des formes (désinences) différentes que prend le nom même.

Le volapꞟk a cinq cas :

Nominatif : blam, le blâme ; blams, les blâmes.
Génitif : blama, du blâme ; blamas, des blâmes.
Datif : blame, au blâme ; blames, aux blâmes

Accusatif : blami, le blâme ; blamis, les blâmes.
Vocatif : o blam, ô blâme ; o blams, ô blâmes.
(Voir le tableau de la déclinaison.)

La terminaison „il“ forme les diminutifs :

blam, le blâme ; blamil, un petit blâme.

Pour l’augmentatif on emploie la préfixe „le“ :

leblam, un grand blâme.

Veut-on marquer une idée de mépris, on se sert de la préfixe „lu“ :

blamel, le blâmeur ; lublamel, un individu qui est possédé de la manie de blâmer, un chicaneur.

EXERCICE.

le frère, blod obéir, lobedꞝn
le voisin, nilel interroger, sꞛkꞝn
un employé, calel répondre,
gesagꞝn
gepꞟkꞝn
la lune, mun
les étoiles, stels entendre, lilꞝn
le flambeau, flamad donner, givꞝn
la nuit, neit, nedel retirer, gezugꞝn
un soldat, solat
pour que,
afin que,
dat
des officiers, fizirs
le garçon, pul jamais (affirmatif), evelo
une récompense, mesedam jamais, ne… jamais (négatif), nevelo
le paresseux, nedutel
les fruits, fluks autrefois, rꞛn(o), pi
un garçon (de café), bꞝtel
sur le champs,
aussitôt,
tout de suite,
foviko
un verre, glꞛt
le vin, vin
monsieur, sꞝl aussitôt que, sosun.
le précipice, ledib

Le frère du voisin est un employé. Blod nilela binom calel. — La lune et les étoiles sont les flambeaux de la nuit. Mun e stels binoms flamads neita. — Les soldats obéissent aux officiers. Solats lobedoms fizires. — Nous aimons les frauts. Lofobs flukis. — Nous n’avons jamais entendu qu’on donne une récompense aux paresseux. Nevelo elilobs das vigon mesedami nedateles. — Nous désirons que vous reçussiez le prix d’honneur. Ꞛvipobs das ꞛgetons-la stimaprꞛmi. — Interrogez les garçons pour qu’ils répondent. Sꞛkolsod pudis dat gepꞟkoms-la. — Garçon, voulez-vous apporter un verre d’eau ? O bꞝtel, vilons-li blinꞝn glꞛti vata ? — Monsieur, retirez l’enfant du précipice. O sꞝl, gezugonsꞝd cili de ledib.

§ 4.
LES PRONOMS.

Les pronoms se déclinent comme les noms.

a) PRONOMS PERSONNELS :

Nominatif : ob, je, moi obs, nous
Génitif : oba, de moi obas (obsa[4]), de nous
Datif : obe, me, à moi obes (obse), nous, à nous
Accusatif : obi, me, moi obis (obsi), nous
Nom. : ol, tu, toi ols, vous
Gén. : ola, de toi olas (olsa), de vous
Dat. : ole, te, à toi oles (olse), vous, à vous
Acc. : oli, te, toi olis (olsi), vous
Nom. : om, il, lui oms, ils, eux
Gén. : oma, de lui omas (omsa), d’eux
Dat. : ome, lui, à lui omes (omse), leur, à eux
Acc. : omi, le, lui omis (omsi), les, eux
Nom. : of, elle ofs, elles
Gén. : ofa, d’elle ofas (ofsa), d’elles

Dat. : ofe, lui, à elle ofes (ofse), leur, à elles
Acc. : ofi, la, elle ofis (ofsi), les, elles.
Nom. : ok,
Gén. : oka, de soi
Dat. : oke, se, à soi
Acc. : oki, se, soi
Nom. :
par politesse
ons, vous
Gen. : onsa, de vous
Dat. : onse, vous, à vous
Acc. : onsi, vous.

b) PRONOMS ET ADJECTIFS POSSESSIFS :

obik (oba), le mien    (la mienne) mon    (ma)
olik (ola), le tien               etc. ton      etc.
omik (oma), le sien son
ofik (ofa), la sienne sa
obsik (obsa, obas), le nôtre notre
olsik (olsa, olas), le vôtre votre
omsik (omsa, omas), le leur leur
        ofsik (ofsa, ofas), la leur leur
onsik (onsa), le vôtre votre
obiks, les miens mes
oliks, les tiens tes
omiks, les siens ses
        ofiks, les siennes ses
obsiks, les nôtres nos
olsiks, les vôtres vos
omsiks, les leurs leurs
        ofsiks, les leurs leurs
onsiks, les vôtres vos
Nom. : obik, le mien obiks, les miens
Gén. : obika, du mien obikas, des miens
Dat. : obike, au mien obikes, aux miens
Acc. : obiki, le mien obikis, les miens

Nom. : obsik, le nôtre obsiks, les nôtres
Gén. : obsika, du nôtre obsikas, des nôtres
Dat. : obsike, au nôtre obsikes, aux nôtres
Acc. : obsiki, le nôtre obsikis, les nôtres
etc.

c) PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS :

os, ce at, ce, cet, cette
at, ats, ces
os, ceci
isat,
os, cela
usat,
ut, celui, celle
uts, ceux, celles
isat, celui-ci, celle-ci ce…ci, cet…ci, cette…ci
usat, celui-là, celle-là ce…là, cet…là, cette…là
et,
isats, ceux-ci, celles-ci ces…ci
usats, ceux-là, celles-là ces…là
ets,
(ji-isat, celle-ci) (ji-at, cette)
(ji-usat, celle-là) (ji-ats, ces)
(ji-et,
Nom. : at, ce, cette ats, ces
Gén. : ata, de ce, de cette atas, de ces
etc.

d) PRONOMS ET ADJECTIFS CONJONCTIFS (relatifs) :

kel, qui, lequel, laquelle lequel, laquelle
kels, qui, lesquels, lesquelles lesquels, lesquelles
(ji-kel, laquelle) (ji-kels, lesquelles)
kelos, quoi,
kio, où
Nom. : kel, qui, lequel, laquelle,
Gén. : kela, dont etc.

e) PRONOMS ET ADJECTIFS INTERROGATIFS :

kiom, lequel ? laquelle ? quel…? quelle…?
kioms, lesquels ? lesquelles ? quels…? quelles…?
(kif, kiof, laquelle ? quelle…?)
kim, qui ? qui est-ce qui ?
kis, kios, que ? qu’est-ce qui ? quoi ?
kiplad, kio, où ?
lik, comment ?
Nom. : kiom quel…? quelle…? kioms, quels…?
quelles…?
Gén. : kioma, de quel…? de quelle…? kiomas, de quels…?
de quelles…?
etc.

e) PRONOMS ET ADJECTIFS INDÉFINIS :

sembal, quiconque quelconque
nonik, aucun, nul aucun, nul
votik, autrui autre
valik, tout tout
alik, tout, chaque
alim, chacun
on, on
ek, quelqu’un
nek, personne (toujours négatif)
bos, quelque chose, rien (affirmatif)
nos, rien, ne…rien (négatif)
Nom. : ek, quelqu’un eks, quelques-uns
Gén. : eka, de quelqu’un ekas, de quelques-uns
etc.

Remarque : On a vu § 3 que les substantifs n’ont pas de genre. Il en est de même des pronoms, par conséquent les formes en volapꞟk indiquées ci-dessus s’emploient pour les deux genres de la langue française. Les quelques formes, marquées néanmoins pour le féminin, ne servent qu’à désigner le féminin des êtres animés.

EXERCICE.

Égypte, Ꞛgꞟpꞛn hier, yesdel
le fils, son avant-hier, telyesdel
de l’argent, mon déjà, ya
l’homme (masc.), man voici, eko, isꞝ
l’homme (masc. et fém.), men voilà, ekꞟ, ekuso
le bien (fortune), gued comment ? lik(o) ?
un chapeau, ῾ꞛt combien, lio
une commande, boned que,
la marchandise, can combien ? limꞝdik ?
l’oncle, nꞝk pourquoi ? kikod ?
une canne, spatin, quand ? kitim ?
la plume, pen en (pron.), en
écrire, penꞝn en (qualité de), as
prier, begꞝn en (temps), ꞟno
essayer, blꞟfꞝn, en (lieu, repos), in
dire, sagꞝn en (lieu, direction), ꞛl
apporter, blinꞝn envers, vers, kol
expédier, sꞛdꞝn toutefois, deno, aliko, (vo)
mettre, susiadön de, de
prender, sumꞝn de (signifant hors de), se
tuer, funꞝn de (mourir de faim, trembler de peur), se
de (avec l’infinitif), al
a de (de qui fait personnelement), fa.
pour

Je vous prie. Begob onsi. — Voici une plume, essayez-la. Eko pen, blꞛfolsꞝd omi. — Je leur ai dit de m’écrire. Esagob omes (al) penꞝn obe. — La marchandise qui a été commandée hier, sera déjà expédiée aujourd’hui. Can, kel pebonedom yesdel, ya posꞛdom tudel. — Voilà les cannes que l’oncre a apportées, laquelle est la vôtre ? Ekꞟ spatins, keli nꞝk eblinom, kiom binom onsik ? — Où sont les chapeaux ? Kiplad binoms ῾ꞛts ? — Les voilà, monsieur ! lequel mettrez-vous ! Ekꞟ, o sꞝl ! kiomi osusiadons ? — Le bien d’autrui tu ne prendras. Guedi votika no osumol. — Quel est l’homme auquel j’ai donné de l’argent ? Kimik man binom kele egivob moni. — C’est le voisin, dont le fils a été tué en Égypte. Binos nilel, kela son pefunom in Ꞛgꞟpꞛn.

§ 5.
L’ADJECTIF.

a) L’ADJECTIF QUALIFICATIF.

Pour forme l’adjectif, on ajoute „ik“ au mot primitif :

blam, le blâme ; blamik, blâmable.

On distingue dans les adjectifs trois degrés de signification :

Positif : blamik, blâmable ; blamiks, blâmables
Comparatif : blamikum, plus blâmable ; blamikums, plus blâmables
Superlatif : blamikꞟn, le plus blâmable ; blamikꞟns, les plus blâmables.

L’adjectif peut se décliner dans toutes ses formes.

b) L’ADJECTIF DÉTERMINATIF :

Pour les adjectifs déterminatifs, voir les pronoms possessifs, démonstratifs etc.

Règle : L’adjectif reste toujours invariable lorsqu’il est placé immédiatement après le substantif auquel il se rapporte ; placé avant ou séparé par d’autres mots, il s’accorde avec son substantif en nombre et en cas c. a. d. il prend alors et la marque du pluriel et celle de la déclinaison.

Vu la règle précédente on pourra employer à la place des adjectifs possessifs les formes, oba, ola etc. (voir § 4 les pronoms possessifs entre parenthèses) si les mots terminés en „ik“ se répétaient trop fréquemment. Mais il est urgent d’employer obik, olik etc. toutes les fois que l’adjectif possessif doit s’accorder avec son substantif :

blama oba, de mon blâme
obika blama,
blames olas, à vos blâmes
olsikes blames,
blams obas ed omiks, nos blâmes et les siens
obsiks blams ed omiks,
blamas obas ed omsikas de nos blâmes et des leurs.
obsikas blamas ed omsikas

EXERCICE.

Asie, Silop manger, (comme les animaux) lufidꞝn
une maison, dom
le négociant, deil provenir de, dekꞝmꞝn de
la mort, deil vouloir de, vilꞝn de
la hauteur, geil beau, jꞝnik
un déjeuner, gꞝled bon, gudik
le pain, bod poli, plꞟtik
un matin, gꞝdel actif, dunik
une lettre, peued, beaucoup, mꞝdik(o)
le jardin, gad
plus,
davantage,
mꞝdikum(o)
la grandeur, glet
arriver, namkꞝmꞝn
peu,
nemꞝdik(o)
nemꞝdo
penser, tikꞝn
surprendre, sꞟpitꞝn, moins, nemꞝdikum(o)
manger, fidꞝn trop, tu, tu mꞝdikum(o)

ne…point, leno y (adverbe), ꞟs, ꞟsit
ne…que, te pour, plo
plus, plu
très,
fort,
bien,
vem(o), le
que (après un comparatif), ka
plus que, plu ka
plus joli que, jꞝnikum ka presque, ti
ne…plus, no fꞛlo où (repos, place occupée), kiplad
ne…pas plus, no plu, no mꞝdikum où (mouvement, direction vers), kipladi.
sans, nen
y (pron.), len (at, atos, en)

À qui est cet oiseau ? Kime binom bꞝd at ? — Votre maison est plus haute et plus belle que la nôtre et que la leur : elle est très grande. Dom olas binom geilikum e jꞝnikum ka obsik e ka omsik, (om) binom) (vemo gletik) legletik. — Son jardin est le plus grand de la ville, il est presque trop grand. Gad oma (omik) binom gletikꞟn zifa, (om) binom ti tu gletik. — Le négociant duquel provient cette marchandise est mort ce matin. Tedel de kel dekꞝmom at can edeilom gꞝdel at. — Nous avons mangé tout le pain qu’on nous avait donné pour notre déjeuner. Efidobs bodi valik, keli obes ikivon plo gꞝled obas. — Voulous-vous encore du mien ? Vilols-li nog de obik ? — Voici la plume de ton ami, voilà celle du mien. Eko pen flena olik (ola), ekꞟ ut obika. — Vous êtes bon, polis et actifs. Binols gudik, plꞟtik ed dunik. — Vous êtes bon, poli et actif. Binons gudik, plꞟtik e dunik.

§ 6.
L’ADVERBE.

La plupart des adverbes se forment des adjectifs par l’addition de la lettre o :

necꞝdik, injuste ;    necꞝdiko, injustement.

On peut supprimer la lettre o, si l’adverbe est placé immédiatement après le verbe qu’il modifie :

necꞝdiko blamor
blamol necꞝdik
tu blâmes injustement.

Comme les adjectifs, ces adverbes sont susceptibles de gradation :

Positif : necꞝdiko, injustement,
Comparatif : necꞝdikumo, plus injustement
Superlatif : necꞝdikꞟno, le plus injustement.

ADVERBES PROPREMENT DITS :

ainsi, also jadis, elso
alentour, lino, zo là, us
après, na, nag maintenant, nu
assez, sꞛto oui, si
bientôt, sun(o) quelquefois, sotim(o)
désormais, fꞟd souvent, ofen
enfin, fino toujours, egelo.
ici, is
à part, nebꞝ ici bas, is diso
après-demain, telmodel peut-être, bo
d’abord, balꞟdo tour à tour, ceno
de nouveau, denu tout à coup, sꞟpito
en même temps, tog(o) tout à fait, leo,

EXERCICE.

La paresse, nedut marcher, aller, golꞝn
un gourmand, lufidel pécher, sinꞝn
la pauvreté, pꞝf, def mourir, se mourir, deilꞝn
le désir,
un vœu,
un souhait
vip
atteindre, rivꞝn
vite, vifik
lentement, nevifik
parler, pꞟkꞝn utile, pꞝfꞟdik
nécessaire, zesꞟdik tout à l’heure, nꞟ, lenu
mortellement, finuko
à l’égard de,
quant à,
tefꞟ
même (adv.), sꞛgo, it
même (adj.), ꞝt
ensemble,
kobo
tugedik
(emo)
si,
quand,
if
dessus,
en haut,
lꞝpo, lꞝpꞟ
pendant que
tandis que,
du (bevꞟno)
plutôt, bufum(o) [sunumo] excepté, sumꞟ (se sumꞟ)
plus tôt, sunum(o) hors, plꞛ (plꞛs)
donc,
par conséquent,
kludo, also
sikod
hormis, sumu, plꞛ (plꞛs)
sauf, nedꞛmꞟ, plꞛ (plꞛs)
ensuite,
alors,
puis,
tꞛn(o)
ainsi que, leiko (leik)
de même que, leiko, ꞛs.
 

Vous parlez trop. Pꞟkols tu mꞝdiko (mꞝdikosi). — Pensez bien. Gudiko tikolsꞝd. — Le gourmand mange trop et trop vite. Lufidel fidom tu mꞝdiko (mꞝdikosi) e tu vifiko. — La prière et le travail nous sont fort utiles, même nécessaires. Plek e vob binoms lepꞝfꞟdik obes, sꞛgo zesꞟdik. — La paresse va si lentement que la pauvreté l’a bientôt atteinte. Nedut golom so nevifiko das pꞝf erivom omi sun(o). — Plutôt mourir que (de) pêcher mortellement. Bufumo deilꞝn ka sinꞝn funik

(funiko).

§ 7.
LES NOMS DE NOMBRE.

a) LES NOMBRES CARDINAUX :

bal, un bals, dix
tel, deux tels, vingt
kil, trois kils, trente
fol, quatre fols, quarante
lul, cinq luls, cinquante
mꞛl, six mꞛls, soixante
vel, sept vels, soixante-dix
jꞝl, huit jꞝls, quatre-vingt
zꞟl, neuf zꞟls, quatre-vingt-dix
tum, cent ; mil, mille ; balion, million ; telion, billion ; kilion, trillion etc. etc.
balsebal, onze zꞟltam floselal, neuf-cent quarante-et-un
balsetel, douze
balsekil, treize mil bal, mille un
telsemal, vingt-six mil kils, mille trente
mꞛlsezꞟl, soixante-neuf mil jꞝlsemꞛl, mille quatre-vingt-six
tum bal, cent un
tum tel, cent deux mil tum, mille cent
tum vels, cent soixante-dix telmil tum bal, deux mille cent un
teltum, deux cents
kiltum, trois cents tummil, cent mille
kiltummil lulselul, trois cent mille cinquante-cinq
veltum vels, sept cent soixante-dix
mil jꞝltum jꞝlsefol, mil huit cent quatre-vingt-quatre.

(Les unités se joignent aux dizaines à l’aide d’un e ; les autres nombres s’unissent directement).

b) LES NOMBRES ORDINAUX :

balid, le premier balsid, le dixième
telid, le deuxième (le second) telsid, le vingtième etc.

c) ADVERBES FORMÉS DES NOMBRES ORDINAUX :

balido, premièrement
telido, deuxièmement etc.

d) NOMBRES DE RÉPÉTITION FORMÉS DES NOMBRES
CARDINAUX :

balna, une fois
telna, deux fois etc.

e) NOMBRES DE RÉPÉTITION FORMÉS DES NOMBRES
ORDINAUX :

balidna, la première fois
telidna, la deuxième fois etc.

f) ADJECTIFS FORMÉS DES NOMBRES DE RÉPÉTITION sous d :

balnalik, pour la première fois, qui arrive une fois
telnalik, pour la deuxième fois (seconde) fois etc.

(Le nombre de répétition et la terminaison lik réunis forment un adjectif qui équivant en volapük au nombre ordinal suivi du mot fois en français :

blam folnalik, un blâme qui a été fait pour la
quatrième fois, un blâme à quatre reprises).

g) ADJECTIFS FORMÉS DES NOMBRES CARDINAUX :

balik, simple kilik, triple
telik, double folik, quadruple etc.

h) ADVERBES FORMÉS DES ADJECTIFS PRÉCÉDENTS :

baliko, simplement
teliko, doublement etc.

i) ADJECTIFS FORMÉS DES NOMBRES CARDINAUX
MARQUANT DES ESPÈCES DIIFFÉRENTES :

balnik, une sorte (espèce)
telnik, deux sortes (espèces) etc.

(Le nombre cardinal et la terminaison nik réunis, forment un adjectif qui équivant en volapük au nombre cardinal suivi du substantif sorte ou espèce en français :

fluks kilnik, trois sortes de fruits.)

k) NOMBRES DISTRIBUTIFS :

a bal, à un, un a un
a tel, à deux, deux à deux, deux de front
a kil, à trois, trois à trois, trois de front etc.

l) NOMBRES COLLECTIFS OU SUBSTANTIFS EXPRIMANT
UNE COLLECTION, UNE QUANTITÉ :

telel, les deux, la paire tumel, le cent, la centaine
jꞝlel, les huit, une huitaine milel, le mille etc.

m) VERBES FORMÉS DE NOMBRES CARDINAUX :

telꞝn, doubler
kilꞝn, tripler etc.

n) NOMBRES FRACTIONNAIRES :

kildil, le tiers, la troisième partie (dil = partie)
foldil, le quart, la quatrième partie
tel zꞟldil, deux neuvièmes etc.

EXERCICE.

France, Flent sous (lieu), dis
un franc, fran sous (inférieur), ꞝned
Napoléon, Napoleon naguère, bletimo
la classe, klad tantôt, neloned(ik)o, bletimo
la répétition, dennam or, kludo, ab
le marché, malit or, kludo, ab
le marché, malit du moins, nemꞝdꞟno
l’œil, log à moins que, if no
voir, logꞝn avant (temps), bꞟ, bꞟf
tirer (fusil), jutꞝn avant (préférence), bu, buf
régner, regꞝn
dès,
de
des
sis
vo|kostꞝn
suffire, sꞛtꞝn
comme si, ꞛsif sur, su
au contraire, tadilo derrière (prép.), po
au moins, luꞟno par derrière, po
au reste, lemꞛniko (en) derrière (direction vers), pꞝi
d’ailleurs, zu, lemꞛniko
c’est pourquoi, sikod en arrière, ge, pꞝi.

Ces fruits ne coûtent trois francs le cent. (Le cent de ces fruits coûte trois francs.) Fluks at kostoms franis kil tumel bal. (Tamel bal flukas at kostom franis kil). — Napoléon premier a régné en France. Napoleon balid eregom in Flent. — Vous n’êtes pas le cinquième de votre classe. No binons lulid klada onsik (onsa). — Ils marchèrent huit hommes de front. Ꞛgoloms a jꞝl mans (Mans ꞛgoloms a jꞝl.) — A-t-il tiré neuf ou dix neuf fois ? Ejutom-li zꞟl(na) u balsezꞟlna ? — J’ai vu au moins deux cents sortes de fruits au (sur le) marché. Elogob luꞟno flukis teltumnik su malit. — Une répétition même à sept reprises n’aurait pas suffi. Sꞛgo denuam velnalik no isꞛtom-la.

§ 8.
PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS,
INTERJECTIONS.

PRÉPOSITIONS ET LOCUTIONS PRÉPOSITIVES.

à, al, ꞛl, in parmi, berꞟ
après, na, nag pendant, du
avec, ko (devant o ke) selon, segun
chez (près de), al (lꞛ) suivant, klꞟ, sukꞟ, ma
contre, ta sur, su
dans, in à cause de, dem, demꞟ
depuis, sis à l’exception de, eteflanꞟ
entre, bevꞟ au-dessous de, dis(ꞟ)
malgré, to au-devant de, kom
moyennant, me en faveur de, gonꞟ
nonobstant, nestꞟ jusqu’à, jꞟ
outre, plꞛ (plꞛs) vis-à-vis, visꞟ
par, dub

CONJONCTIONS ET LOCUTIONS CONJONCTIVES.

car, ibo comme, ꞛs
cependant, ye, yed lorsque, ven

mais, ab, sod afin que, dat
néanmoins, deno à mesure que, ma, segun
ni, ni avant que, bꞟfo
pourtant, deno dès que, sosus
puisque, bi parce que, bi
que, das pourvu que, bisꞟ
quoique, do

INTERJECTIONS.

de joie : d’aversion :
ah ! jꞝ ! (glolꞝ !) fi ! fi !
bon ! gꞟdo ! (magifꞝ !) fi donc ! fi ga !
de douleur : pour encourager :
aie ! dolꞝ ! allons ! benꞝ !
ah ! ag ! ça ! isꞟ !
hélas ! liedꞝ ! courage ! lanimꞝ !
de crainte : d’admiration :
ha !
hé !
ho !
dledꞝ !
ah ! glolꞝ !
eh ! magifꞝ !
oh ! ꞝ !
pour appeler : pour faire taire :
holà ! lꞟ ! chut ! sꞝ ! stilꞝ !
dé ! lilꞝ ! paix ! pꞟdꞝ ! takedꞝ !
ciel ! sꞟlꞝ ! miséricorde ! misaladꞝ !
grand Dieu ! legodꞝ ! peste ! maladꞝ ! silence ! sꞝ !

EXERCICE.

Lazare, Lazarus
qui est-ce qui ?
qui ?
kim ?
l’ardeur (le zèle), zil
le mahleur, nelꞛb
qu’est-ce que
qui
quoi
kis ? (kios ?)
le soir, vendel
le riche, liegel
la table, tab en effet, dido, vo
la faim, pꞝtꞟt de peur que, dledo, das
le méchant, badel bien que, do
la douleur, dol jusqu’à ce que, jꞟs
faire mal, dolꞝn après que, na, nag
vaincre, vikodꞝn loin, veitik
asseoir, siedꞝn bien, gudiko
laisser, letꞝn mieux, gudikum(o)
somptueux, lumakifik probable (-ment), luvelatik(-o)
tranquille, takedik volontiers, vilik(o)
pauvre, pꞝfik tôt, gꞝlik, gꞝdelik, gꞝdelo sun(o)
petit, smalik
difficile (signifiant
par trop sensible),
lusenik
pêle-mêle, pemik(o)
petit à petit, pianiko
difficile (contraire de facile), fikulik sans cesse, nezedik(o), nezedo
dedans, en dedans, ino, linedo sans doute, nedotik(o), nedoto
dehors, en dehors, seo tout au plus, geilikꞟno, geilꞟno
de travers, taveliko, vꞛdik, mi ailleurs, votiko.

Travaillons avec ardeur à notre bonheur. Vobobsꞝd ko zil al (len) lꞛb obas. — Ils arriveront déjà ce soir. Okꞝmonms ya vendel at. — Le riche était assis à une table somptueuse, tandis que Lazare se mourait de fainm et ed douleur. Siegel pꞛsiedom len tab lumagifik, bevꞟno Lazarus ꞛdeilom se pꞝtꞟt e se dol. — Les ânes ne sont ni paresseux ni difficiles. Cuks binoms ni nedutik ni lusenik. — Ou vaincre ou mourir ! Ꞟ vikodꞝn u deilon ! — Aïe ! tu me fais mal ! Dolꞝ ! dolol obe ! — Allons ! laisse-moi tranquille ! Benꞝ ! letolꞝd takedik obi ! — Hélas ! que de malheureux en ce bas (pauvre) monde ! Liedꞝ ! lio nelꞛbels in vol at pꞝfik ! — Fi donc ! veux-tu laisser cela, petit méchant ! Fi ga ! vilol letꞝn atosi, o badel smalik !


la référence, nꞟn la moralité, sꞟdlꞝf
une adresse, ladet la discrétion, seilꞛl
la présente, plisenikos la sincérité, kꞛnꞟd
la complaisance,
l’obligeance,
plidof
l’hôpital, malꞛdꞝp
compter, numꞝn
un renseignement, danot précis, kuladik
la possibilité, mꞝg à l’avance, bꞟo.
la solvabilité, pelafꞛg

Monsieur Balston

Rome.

Messieurs Pietro frères de votre ville m’ont donné comme référence votre adresse et je viens par la présente vous prier d’avoir l’obligeance de me donner des renseignements aussi précis que possible sur la solvabilité et la moralité de ces messieurs.

Vous pouvez compter sur ma discrétion et en vous remerciant sincèrement à l’avance, je suis, Monsieur,

Avec tout le respect
N. N.

Sꞝl Balston

Rom.

Sꞝls Pietro blodem (blods) se zif onsa (onsik) egivoms obe as nꞟn ladeti onsik (onsa) e kꞝmob dub plisenik(os) begꞝn onsi al labꞝn plidꞝfi al givꞝn obe danotis so kuladik(is) ka mꞝgik dꞝ pelafꞛg e sꞟdlꞝf sꞝlas at.

Kanons numon su seilꞛl oba (obik), ed onse danꞝl kꞛnꞟdik(o) bꞟo, binob, o sꞝl.

ko lestim valik
N. N.

Notices.

Plaçons les diverses parties de la phrase comme bon nous semblera, grâce à la déclinaison, ni le sens ni le style n’en souffriront. Cependant il vaut mieux construire les phrases d’un manière logique, comme par ex. en français, en plaçant d’abord le sujet et ensuite le verbe suivi de ses attributs ou compléments. N’oublions pas surtout que le but principal de la langue universelle est d’être clair et par conséquent de rendre nos pensées en phrases courtes, simples et nettes afin que toute personne, ayant quelque instruction, puisse comprendre facilement ce que l’on veut dire. Les exercices précédents pourront servir de guide. On trouvera de plus amples détails dans notre ouvrage intitulé : „Langue universelle „Volapük“, résumée et publiée en dix leçons séparées.

Pour aider à la propagation rapide de la belle et ingénieuse invention de M. Schleyer, une feuille mensuelle

en français-volapꞟk paraîtra ultérieurement.

TABLEAU DE LA CONJUGAISON DU VERBE.

Indicatif

forme active forme passive
présent
blamob, je blâme pablamob, je suis blâmé
blamol, tu blâmes pablamol, tu es blâmé
blamom, il blâme pablamom, il est blâmé
    blamof, elle blâme     pablamof, elle est blâmée
    blamon, on blâme     pablamon, on est blâmé
blamobs, nous blâmons pablamobs, nous sommes blâmés
blamols, vous blâmez pablamols, vous êtes blâmés
blamoms, ils blâment pablamoms, ils sont blâmés
    blamofs, elles blâment     pablamofs, elles sont blamées
    blamons, vous blâmez (politesse)     pablamons, vous êtes blâmé (politesse)
imparfait & parfait défini
blamob, je blâmais, je blâmai pꞛblamob, j’étais blâmé, je fus blâmé
blamol, tu blâmais, tu blâmas pꞛblamol, tu étais blâmé, tu fus blâmé
blamom, il blâmait, il blâma pꞛblamom, il était blâmé, il fut blâmé
blamobs, nous blâmions, nous blâmâmes pꞛblamobs, nous étions blâmés, nous fûme blâmés

blamols, vous blâmiez, vous blâmâtes pꞛblamols, vous étiez blâmés, vous fûtes blâmés
blamoms, ils blâmaient, ils blâmèrent pꞛblamoms, ils étaient blâmés, ils furent blâmés.
parfait indéfini.
eblamob, j’ai blâmé peblamob, j’ai été blâmé
eblamol, tu as blâmé peblamol, tu as été blâmé
eblamom, il a blâmé peblamom, il a été blâmé
eblamobs, nous avons blâmé peblamobs, nous avons été blâmés
eblamols, vous avez blâmé peblamols, vous avez été blâmés
eblamoms, ils ont blâmé peblamoms, ils ont été blâmés
parfait antérieur.
iblamob, j’avais, j’eus blâmé piblamob, j’avais été, j’eus été blâmé
iblamol, tu avais, tu eus blâmé piblamol, tu avais été, tu eus été blâmé
iblamom, il avait, il eut blâmé piblamom, il avait été, il eut été blâmé
iblamobs, nous avions, nous eûmes blâmé piblamobs, nous avions été, nous eûmes été blâmés
iblamols, vous aviez, vous eûtes blâmé piblamols, vous aviez été, vous eûtes été blâmés
iblamoms, ils avaient, ils eurent blâmé piblamoms, ils avaient été, ils eurent été blâmés
forme active forme passive
futur simple.
oblamob, je blâmerai poblamob, je serai blâmé
oblamol, tu blâmeras poblamol, tu seras     
oblamom, il blâmera poblamom, il sera      
oblamobs, nous blâmerons poblamobs, nous serons blâmés
oblamols, vous blâmerez poblamols, vous serez       
oblamoms, ils blâmeront poblamoms, ils seront       
futur antérieur.
ublamob, j’aurai blâmé publamob, j’aurai été blâmé
ublamol, tu auras     publamol, tu auras été    
ublamom, il aura      publamom, il aura été     
ublamobs, nous aurons blâmé publamobs, nous aurons été blâmés
ublamols, vous aurez         publamols, vous aurez été        
ublamoms, ils auront         pulamoms, ils auront été          

Conditionnel

forme active forme passive
présent
blamob-la, je blâmerais pꞛblamob-la, je serais blâmé
blamol-la, tu blâmerais pꞛblamol-la, tu serais blâmé
blamom-la, il blâmerait pꞛblamom-la, il serait blâmé
blamobs-la, nous blâmerions pꞛblamobs-la, nous serions blâmés
blamols-la, vous blâmeriez pꞛblamols-la, vous seriez blâmés
blamoms-la, ils blâmeraient pꞛblamoms-la, ils seraient blâmés
passé
iblamob-la, j’aurais blâmé piblamob-la, j’aurais été blâmé
iblamol-la, tu aurais blâmé piblamol-la, tu aurais été blâmé
iblamom-la, il aurait blâmé piblamom-la, il aurait été blâmé
iblamobs-la, nous aurions blâmé piblamobs-la, nous aurions été blâmés
iblamols-la, vous auriez blâmé piblamols-la, vous auriez été blâmés
iblamoms-la, ils auraient blâmé piblamoms-la, ils auraient été blâmés

Subjonctif

Forme active : Forme passive :
présent
das que
blamob-la, je blâme pablamob-la, je sois blâmé
blamol-la, tu blâmes pablamol-la, tu sois blâmé
blamom-la, il blâme pablamom-la, il soit blâmé
blamobs-la, nous blâmions pablamobs-la, nous soyons blâmés
blamols-la, vous blâmiez pablamols-la, vous soyez blâmés
blamoms-la, ils blâment pablamoms-la, ils soient blâmés
imparfait
das que
blamob-la, je blâmasse pꞛblamob-la, je fusse blâmé
blamol-la, tu blâmasses pꞛblamol-la, tu fusses blâmé
blamom-la, il blâmât pꞛblamom-la, il fût blâmé
blamobs-la, nous blâmassions pꞛblamobs-la, nous fussions blâmés
blamols-la, vous blâmassiez pꞛblamols-la, vous fussiez blâmés
blamoms-la, ils blâmassent pꞛblamoms-la, ils fussent blâmés
parfait
das que
eblamob-la, j’aie blâmé peblamob-la, j’aie été blâmé
eblamol-la, tu aies blâmé peblamol-la, tu aies été blâmé
eblamom-la, il ait blâmé peblamom-la, il ait été blâmé
eblamobs-la, nous ayons blâmé peblamobs-la, nous ayons été blâmés
eblamols-la, vous ayez blâmé peblamols-la, vous ayez été blâmés
eblamoms-la, ils aient blâmé peblamoms-la, ils aient été blâmés
plus-que-parfait
das que
iblamob-la, j’eusse blâmé piblamob-la, j’eusse été blâmé
iblamol-la, tu eusses blâmé piblamol-la, tu eusses été blâmé
iblamom-la, il eût blâmé piblamom-la, il eût été blâmé
iblamobs-la, nous eussions blâmé piblamobs-la, nous eussions été blâmés
iblamols-la, vous eussiez blâmé piblamols-la, vous eussiez été blâmés
iblamoms-la, ils eussent blâmé piblamoms-la, ils eussent été blâmés.

Impératif

Forme active : Forme passive :
présent
blamolꞝd, blâme pablamolꞝd, sois blâmé
blamobsꞝd, blâmons pablamobsꞝd, soyons blâmés
blamolsꞝd, blâmez pablamolsꞝd, soyez blâmés.

Infinitif

présent
blamꞝn, blâmer pablamꞝn, être blâmé
parfait
eblamꞝn, avoir blâmé peblamꞝn, avoir été blâmé.

Participe

présent
blamꞝl, blâmant pablamꞝl, êtant blâmé
parfait
eblamꞝl, ayant blâmé
peblamꞝl,
blâmé,
ayant été blâmé.

TABLEAU DE LA DÉCLINAISON.

vin, le vin, un vin, du vin, vins, les, des vins
vina, du vin, d’un vin, de vin vinas, des, de
vine, au vin, à un vin, à du vin vines, aux, à des
vini, le vin, un vin, du vin vinis, les, des
(Vocatif : o vin, ô vin ! vin !)
kꞝl, la couleur, une couleur, de la couleur
kꞝla, de la couleur, d’une couleur, de couleur
kꞝle, à la couleur, à une couleur, à de la couleur
kꞝli, la couleur, une couleur, de la couleur
kꞝls, les, des couleurs
kꞝlas, des, de
kꞝles, aux, à des
kꞝlis, les, des
vin gudik (gudik vin[5]), le, un, de bon vin
vina gudik (gudika vina), du, d’un, de
vine gudik (gudike vine), au, à un, à de
vini gudik (gudiki vini), le, un, de
vins gudik (gudiks vins), les, de bons vins
vinas gudik (gudikas vinas), des, de
vines gudik (gudikes vines), aux, à de
vinis gudik (gudikis vinis), les, de
kꞝl gudik (gudik kꞝl), la, une, de bonne
couleur
kꞝla gudik (gudika kꞝla) de la, d’une, de
kꞝle gudik (gudike kꞝle), à la, à une, à de
kꞝli gudik (gudiki kꞝli), la, une, de
kꞝls gudik (gudiks kꞝls), les, de bonnes couleurs
kꞝlas gudik (gudikas kꞝlas), des, de
kꞝles gudik (gudikes kꞝles), aux, à de
kꞝlis gudik (gudikis kꞝlis), les, de
dꞟk, le duc, un duc
dꞟka, du duc, d’un duc
dꞟke, au duc, à un duc
dꞟki, le duc, un duc
ji-dꞟk, la duchesse, une duchesse
ji-dꞟka, de la duchesse, d’une duchesse
ji-dꞟke, à la duchesse, à une duchesse
ji-dꞟki, la duchesse, une duchesse
ji-dꞟks, les duchesses, des duchesses
ji-dꞟkas, des duchesses, de duchesses
ji-dꞟkes, aux duchesses, à des duchesses
ji-dꞟkis, les duchesses, des duchesses





VOCABULAIRE.

abondance bundan arbre bim
accusatif kimifal argent silef
action dun argent, monnaie mon
adjectif ladyek arme vaf
admission lasum arrêter stopꞝn
adverbe ladvelib article (gram.) laltig
Afrique Fikop article (journal) laltꞟg
aliment zib article (objet) yeg
Allemagne Deut attendre valadꞝn
allonger lonedꞝn Australie Talop
âme lan automne flukatim
Amérique Melop Autriche Lꞝstakin
amitié flenꞟg avoir besoin nedꞝn
amusement gꞛlod avril apul.
an, année yel
Angleterre Nelij
animal nim bague lin
août gustul bain ban
appartenir lꞝnꞝn baiser kid (embrasser)
appel vok (appeler) balais svip
appétit pꞝtit barbe balib
application dut bas(le) stog
apprendre lenadꞝn beauté jꞝn
après-midi pozendel Belgique Beljꞛn
bénédiction lꞛbad aller chercher deblinꞝn
berger jepel cheval jeval
bière bil chien dog
boisson dlin Chine (la) Cinꞛn
boot but choix sevꞛl
bouc golad choque jok
bouche mud chose din
boulanger bakel chrétien krit
bras lam chute fal
brièveté blef clareté klꞟl
but, dessein disein. cloche glꞝk (sonner)

cœur lad
combat komip
cadeau legivot commerce ted
calcul kal compagnon kopanel
campagne lanèd conclusion kludam
cause kod (conséquence klud)
cerf stꞛg conduite duk, dukam
certitude fꞟm, zelad confiance konfid
cesser zedꞝn, jꞝtꞝn conjonction konyun
ciel, firmament sil connaissance sev
chaîne ket consolation tlod
chaleur, ardeur ῾it consume kꞝsum
chaleur, chaud(le) vam conte, anecdote kon
champ fel contentement koten
changement cen, vot continuation fov
chanson kanitem contraine mut
charlatan lusanel corps kop
charrue plaud courage lanim
chat kat courir gonꞝn
chef cif coutume kꞝsꞝm
chemin veg couvrir tegꞝn
chercher (aller trouver) sꞟkꞝn crainte dled
création jaf, jafam
créature jafad élection vꞛd
croîre glofꞝn éloigner fagꞝn, mofꞝn
croyance, foi klꞝd. empereur limep

emporter kesumꞝn
endroit top
dame, madame lꞛd ennemi neflen
date dꞛt enseigner tidꞝn
datif kimefal envoyer sedꞝn
défilé nab (étroit nabik) envoyer par la poste potꞝn
demeure lꞝd épée, glaive glaf
dépêche depad époux matel
destruction distuk, —am épreuve bluf
dette deb escalier sleb
devenir vedꞝn Espagne Spꞛn
devoir blig espèce bid
Dieu God espérance spel
dimanche soldel esprit tikꞛl
discorde dikod est, levant lefꞟd
dispute, querelle feit, zan état, gouvernement tat
dissipation disip été ῾itatim (temps de la chaleur)
divorce, séparation
dissolution
dit
 
étendre tenꞝn
dos bꞛk éternité teꞟp
doute dot étoffe stꞝf
drap klꞝf être debout, sur pied stanꞝn
droit(le) git Europe Yulop
droite(la) det. exemplaire samad

exemple, échantillon sam (par ex. samꞝd, as sam)
eau vat existence sibin
éclat nid (briller) expérience plak
école jul explication plꞛn.
effrayer, s’éffrayer jekꞝn
égalité leig
église glꞟg fabrique fablꞟd
faute pꞝk grâce ben
félicité beat Grèce Glik
femme vom, ji-man grosseur big
fer lel guérir sanꞝn.
fermer kikꞝn
fête zꞛl
feu fil habit klot
feuille bled haine ῾et
février febul hâte spid
fiancé(le) gam heure dꞟp
fierté pleid
heure (de la journée)
lieue
῾ol
fin(la) fin
finesse fein hiver nifatim
fleur flol honte jem
fleuve flum hôte lot.
flûte flut
fond glun
fondement stab, —in image mag
force nꞛm intérêt nited
forêt fot intérêt, rente fien
forme fom interjection lintelek.
fourneau fꞝn
fournir blꞟnꞝn
France Flent janvier yanul
franchise kꞛnꞟd jeu plep
frapper flapꞝn jeudi dꞝdel
fruit fluk jeter jedꞝn
fureur vut. jouissance juit

jour, journée del
juif yudel
garde(la) gal juillet yulul
gauche(la) nedet juin yunul.
génitif kimafal
glace glad
gloire, renommée fam lac lak.
lâcheté temip mer mel
langue (phys.) lineg mercredi resdel
lecture lilad mère mot, ji-fat
lien tan mesure maf
lime rꞛp métal metal
lit bed mètre met
livraison blꞟn meuble mꞝb
livre buk midi zendel
loi lon milice, armée milit
longueur loned mode d’habits klotamod
louer, vanter lobꞝn mois mul
louer, prêter lugivꞝn moitié laf
louer, emprunter kꞝdutꞝn monde vol
lumière lit (éclairer) montagne bel
lundi mundel. montre, pendule glok

mot vꞝd
mademoiselle vomꞟl moutarde mutin
magistrat magit mouvement muf
magnanime gleladik moyen med.
maître masel
majesté mayed nation net
mal (le) bad nature nat
manière, mode mꞝd neige nif
manifestation manifad noircir blꞛgꞝn
manque(le) def nom nem
marbre mab nombre, chiffre num
mardi tusdel nombre, quantité mꞝd
mars mꞛzul nominatif kimfal
mauvais badik nord nolꞟd
méchanceté badug nourriture nulꞟd
médecin sanel nouveauté nul (renouveler nulꞝn)
médecine medin
mémoire meb nouvelle nulꞝf
ménagement (indulg.) spal novembre novul.
mensonge nevelat
obscurité dag pied fut (aller à pied)
œil log (voir) pierre ston
vue logad place (lieu) plad
oie gan place (emploi) cꞛl
ombre jad place, espace spad
orgueil, vanité pleit plainte plon
origin rig plaire plidꞝn
oser,
avoir la permission
dꞛlꞝn
plaisir gꞛl
planche flul
ouest, couchant vesꞟd. planète planet

plante plan
pluriel plunum
paganisme pꞛg poésie poed
paix pꞟd point(le) pꞟn
papa pꞛp pointe tip
papier pꞝp poing pun
pardon fꞝgiv poire bꞟn
paroisse pꞛd poison venod
parti palet pompe(la) pꞝm
partie dil porter polꞝn
parure dek Portugal Bodugꞛn
payer pelꞝn possession lab
pays lꞛn posséder, avoir labꞝn
pays natal lom poste(la) pot
(patrie fatꞛn) pondre pur
peine tꞝb poussière pꞟf
peine, punition pꞝn pouvoir kanꞝn (je peux kanob)
pensée tik
perte pꞝlꞟd préférence bizug
père fat préposition plꞛpod
permission dal présence(la) plisen
persécuter besulꞝn présent(le) palꞟb
personne (une) pꞝsod presse ped
petitesse smal presser, pousser dlanꞝn
philosophie filosop prêter lugivꞝn
prévenir nunꞝn (faire part nꞟnꞝn) remplir fulꞝn
prière(la) plek renard foxaf
prière, demande beg rendre, retourner (v. a.) gegivꞝn
prince plin repos taked
prix suꞛm rester blidꞝn
profession feb, pꞝfeg rêve, songe dlim
profondeur dib révolution volꞟt
promener (se) spatꞝn (sans ok) richesse lieg
rime rim
promettre pꞝmetꞝn rire smil
pronom pꞝnop risquer, hasarder venꞟdꞝn
propriété lꞝn robe gun
proximité nil rocher, roc klif
prudence vised rose lol
Prusse Pleus rosier lolajꞝb
puiser kupꞝn. rougeur led

route, voie kul
rue sꞟt
question sꞛk. ruisseau bluk

Russie Lusꞛn.

racine vul
raisin luf sable sab
raison lisan sac sak
râmer gubꞝn sagesse sap
rassasier satꞝn salut glid (saluer)
rapine(la) lapin salut (félicité), san (beat)
rayon stal sang blud
réception, accueil get santé saun
refus nevil sauter bunꞝn
règle, norme nom sauver savꞝn
religion rel savoir nolꞝn
remercier danꞝn sécheresse sig
remettre lovegivꞝn sécurité, sureté sef
séduction bꞛt, –am temps tim
sel sal tenir kipꞝn
semailles sov tentation ten, tenꞟd
sens siꞛm terre tal
sens (les 5) sien tête kap (intelligence kapꞛl)
sentiment sen
septembre setul toit nuf
sépulture sep tolérance suf
serment yul ton, son ton
remon pred tonnerre tꞝt
serviteur selev tourment, supplice tom
silence stil travail vob
simplicité balikug trésor div (évaluer, estimer divꞝn)
singe leb
singulier banum triangle kilagul
soleil sol tricoter stogꞝn
sollicitude, soin kꞛl Trinité Kilbalad
solution liv tromper, tricher cꞟtꞝn
sommeil slip se tromper, s’illusionner citꞝn.
sortir segolꞝn
souci kud
soulier juk
soupe sup vaisseau naf
source fon vapeur stem
substantif subsat vendredi flidel
succéder, suivre sukꞝn vente sel
sud, midi sulꞟd verbe velib
Suède Sved vérité velat
Suisse, Jveiz. vertu tug

viande mit (chair du corps mid)
tabac tabak victime vitim
tas, accumulation kum victoire vikod
télégramme telegam vide(le) vag (vider)
tempête tep vie lif
village pag voleur tifel
visite visit vol (d’oiseau) flit
vocatif kimofal volonté vil
voix vꞝg voyage tꞛv.
vol tif

Postface.

L’ouvrage précédent n’a d’autre prétention que de donner une idée générale de l’œuvre de Schleyer tout en permettant d’acquérir quelques connaissances dans le volapꞟk.

Pour cette raison chaque espèce de mots est suivie de plusieurs exemples ; un petit vocabulaire y a été ajouté.

Finalement, nous appelons l’attention sur les points suivants proposés par nos amis de France :

1o) Pas d’orthographe phonétique pour les noms propres.

2o) Une forme différente pour le conditionnel et le subjonctif : c. à. d. ꞝv pour le premier, la pour le second :

blamobꞝv, je blâmerais ; blamob-la, que je blâmasse
iblamobꞝv, j’aurais blâmé ; iblamob-la, que j’eusse blâmé.

3o) Pas d’adverbes en ik ; toujours iko.

4o) Construction fixe & invariable, résumée dans ce principe : le déterminant après le déterminé.

D’où les trois règles secondaires suivantes :
a) l’adjectif toujours après le substantif,
b) le sujet avant le verbe,
c) le complément ou attribut après le verbe, excepté pour les pronoms ou adverbes d’interrogation.

5o) N’employer al devant les infinitifs que lorsqu’il correspond à un pour, exprimé ou sous-entendu.

6o) Suppression du préfixe ji, excepté pour les substantifs : pas de ji-kel, ji-at etc. ; mais kelof, atof.

7o) Toute faculté est laissée aux poètes et aux rimailleurs de s’écarter des règles de la grammaire, et même de celles du bon sens.










Überlingen près Constance. — Imprimerie Aug. Feyel.
  1. spiritus asper.
  2. Le volapük n’a pas de temps composés, par conséquent il n’emploi pas de verbes auxiliaires pour conjuguer les autres verbes.
  3. obi, me, moi ; oli, te, toi ; oki, se soi etc. (voir § 4, les pronoms personnels.
  4. Souvent le Génitif, le Datif et l’Accusatif du pluriel ont à leur disposition deux formes, dont on peut se servir ad libitum. La raison d’euphonie peut décider du choix de la forme :
    obas, si le mot suivant commence par une voyelle,
    obsa, s’il commence par une consonne.
  5. Voir la règle § 5 page 15.