Aller au contenu

Bepred Breizad/Chant du Berceau

La bibliothèque libre.
Bepred Breizad — Toujours Breton
J. Haslé (p. 49-53).


CHANT DU BERCEAU.




Dors-là, ô mon petit enfant. — Petit ange blanc, à cheveux blonds, — dors-là, au coin du feu, — ton père est allé à Lannion. — Dors-là, o mon petit enfant.

Dors-là vite, mon cœur. — Pour t’acheter un petit agneau, — ton père est allé à Lannion, — un petit agneau blanc et un rossignol. — Dors-là vite, mon cœur. —

Dors-là, dans tes linceuls blancs, — et tu verras, pendant ton sommeil, — les petits agneaux du ciel, au-dessus de ta tête, — qui paissent dans la rosée du matin. — Dors-là, dans tes linceuls blancs.

Dors-là, mon petit roitelet. — Les petits agneaux sont les étoiles, _ dans les prairies du ciel si gentils, — courant et folâtrant toujours. — Dors-là, mon petit roitelet. —

Dors-là, petit ange aux blonds cheveux. — La lune est le berger — qui les défend contre les loups. — Vois, mon enfant, la belle prairie ! — Dors-là, petit ange aux blonds cheveux. —

Dors-là, roi de sa petite mère. — Je t’achèterai un petit agneau, — avec un petit grelot à son cou, — oui, un petit grelot d’argent. — Dors-là, roi de sa petite mère. —

Dors-là vite, ma tourterelle. — Mais si le petit agneau bêle, — viendra le prendre dans son berceau — un loup noir et méchant, du bois, — Dors-là vite, ma tourterelle. —

Dors-là, dors, ma petite rose. — Va t’en, loup noir, retourne au bois, — car tu n’auras pas mon petit cœur, — mon petit eufant à l’œil bleu. — Dors-là, dors, ma petite rose. —

Dors-là, ô mon petit enfant, — bien plus beau que le fils d’un roi ; — dors, mon petit agneau blanc, dors vite ; — comme dans le paradis de Dieu, — dors-là, ô mon petit enfant. —