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Biographie universelle ancienne et moderne/1re éd., 1811/Textor (Benedictus)

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TEXTOR (Benedictus). Ce mot latin, qui désigne un tisserand, a été pris par des auteurs de différentes nations modernes lorsqu’il était d’usage de donner à son nom une tournure antique. Ainsi il pouvait désigner des Weader en Angleterre, des Weber en Allemagne, et des Tessier ou Tissier en France. A l’article Ravisi, Ravisius Textor, on trouve l’auteur qui avait acquis le plus de célébrité à ce nom en France, mais par des compilations dont la plus répandue était l’Officina, sorte de répertoire dans lequel les mots étaient disposés dans une sorte de méthode, ou, comme on disait alors, en lieux communs (loci communes) On y trouvait avec quelque facilité tout ce que les auteurs précédents avaient dit sur chacun d’eux. D’après cela, on a été tenté de ragarder comme un extrait de cet ouvrage celui qui fut publié sous le titre de Sirpium differentiæ ex Discoride, secumdum, locos communes ; opus ad ipsarum plantarum cognitionem admodum conducibile. Paris, chez Sim. Coline, 1534, in-16. Autore Benedicto Textore, Segusno. Nous apprenons par une courte préface que l’auteur, né vraisemblablement dans le Forez, étudiait la médecine à Paris et logeait chez Tuyaut, à qui l’on doit un Commentaire estimé sur un ouvrage de Messie. Excité par les conseils du célèbre Jacques Dubois ou Sylvius, il voulut faciliter l’étude de Dioscoride. Ce fut en séparant, dans le traité de matière médicale de cet auteur, ce qui tient directement à l’histoire naturelle, des prescriptions pharmaceutiques, et le dispersant sous des titres particuliers de manière à pouvoir les trouver facilement au besoin. Ainsi il passa successivement en revue ce que les plantes comparées les unes aux autres ont de particulier dans leur ensemble ou leur port, leurs tiges, leurs feuilles, leurs fleurs, leurs fruits et leurs graines, mais toujours d’après les expressions mêmes de l’auteur grec ; en sorte qu’il le soumet comme malgré lui à un enchaînement méthodique. Il ne fut perfectionné que long-temps après, en quoi il diffère essentiellement de Ravisius ; car, quelques divisions générales exceptées, celui-ci ne reconnait que l’ordre alphabétique. On sentit l’avantage de cette marche, et l’opuscule de Textor fut reproduit à Venise en 1537, et par Keyber à la suite de la traduction latine du Traité des Plantes de Book, en 1552, Stasbourg. — Textor (Vincent) a publié un Traité de la nature du Vin et de l’abus tant d’icelui que des autres breuvages par le vice d’ivrognerie. Genève, chez Gabr. Chavier, 1604, in-8º. D—p—s.


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